Vous avez dit liberté…

, par  Avenir Mutuelle

Le mot du président

Après plus d’un an d’hésitation, le gouvernement a publié les nouveaux critères du contrat complémentaire santé dit responsable qui seront applicables à tout nouveau contrat ou lors d’un renouvellement annuel.
Rappelons que la taxe appliquée aux contrats qui ne respecteraient pas ces critères au 1er janvier 2016 sera de 14 %, contre 7,5 % aujourd’hui. Un record qui fait de la santé l’un des secteurs les plus taxés.
Ce nouveau dispositif prévoit notamment l’obligation de prise en charge par votre mutuelle des dépassements d’honoraires, sous certaines conditions. Cette décision institue une notion de « hors cadre conventionnel » et crée de surcroît un effet d’aubaine pour les praticiens, ce qui ne manquera pas de peser durablement sur les dépenses des mutuelles ou des ménages. Le principe même de dépassement est condamnable, mais ce sont les pouvoirs publics qui imposent aux mutuelles de cautionner leur remboursement, sous peine de contraintes fiscales. Tout cela concourt, malheureusement, à l’augmentation des cotisations.
Ce texte prévoit également la limitation de la prise en charge pour certains postes de dépenses comme l’optique : désormais, les mutuelles seront obligées de limiter leur remboursement à une paire de lunettes tous les deux ans. Avenir Mutuelle ne pratiquait pas cette ­restriction.
Où est la liberté d’agir, la liberté de choix des adhérents, la liberté tout simplement, lorsque l’on impose des règles sans prendre en compte les propositions et l’expérience des militants mutualistes ?
C’est le cas pour la généralisation de la complémentaire santé collective, puisqu’au 1er janvier 2016 nombre d’entre vous se verront imposer un contrat d’entreprise, sans que leur avis ait été sollicité. Dans ces conditions, où est la liberté de choix lorsque les règles vous échappent ? Certains adhérents se voient ainsi dans l’obligation de renoncer, avec regret, à la mutuelle qu’ils avaient choisie, au motif de la mise en place d’un accord national au sein d’une branche professionnelle, même si les garanties et les services étaient meilleurs, et les cotisations, plus faibles. Nous avons tous applaudi à la généralisation de la complémentaire santé pour tous, mais nous refusons une couverture sociale, souvent en régression, telle qu’elle est aujourd’hui imposée.
C’est la raison pour laquelle, face cette situation, Avenir Mutuelle veut conserver la liberté donnée à ses adhérents et à ses entreprises partenaires de préférer, pour leur santé et celle de leurs salariés, une protection de qualité.
Pour cela, nous proposerons dans les prochains mois une nouvelle gamme adaptée et innovante à destination des seniors, ainsi qu’une surcomplémentaire individuelle permettant aux salariés de maintenir, voire d’améliorer leur niveau actuel de couverture.
Dans cette perspective, nous mettrons à votre disposition de nouveaux services, ouverts sur d’autres domaines. De cela nous reparlerons lors d’un prochain édito.
Vous l’aurez compris, votre mutuelle fait tout pour que votre fidélité et vos encouragements auprès des équipes d’Avenir Mutuelle soient mérités.
Le printemps arrive. Voilà au moins une bonne nouvelle.

 

Claude Delaveau, président d’Avenir Mutuelle

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