Presbytie : et la chirurgie ?

, par  Aliisa Waltari

La presbytie simple s’opère assez peu. Il existe cependant deux types d’intervention : une correction par laser et une par pose d’implants. Avant de pratiquer l’une ou l’autre, on attend que le trouble visuel se soit bien stabilisé (autour de 60 ans). Avec le laser, l’ophtalmologiste remodèle la cornée en créant deux espaces particuliers : le premier, au centre, pour permettre la lecture de près et le second, en périphérie, pour voir de loin. La pose d’implants se pratique quant à elle essentiellement dans le cadre d’une chirurgie de la cataracte : on remplace le cristallin opacifié par une sorte de lentille (cristallin artificiel). Si l’on est presbyte, on peut demander que la lentille corrige également la presbytie. « Ces interventions reposent sur le fait que l’on va créer deux images : une de loin et une de près, précise le professeur Gilles Renard, directeur scientifique de la Société française d’ophtalmologie (SFO). La rétine reçoit ces deux images et les envoie au cerveau, à charge pour lui d’interpréter l’ensemble. Malheureusement, cela ne convient pas à tout le monde et certains patients peuvent être gênés. » Mieux vaut donc tester les lentilles multifocales classiques avant d’opter pour l’intervention. « Si la lentille ne convient pas, on peut toujours la changer. Après une chirurgie, évidemment, c’est plus compliqué », conclut le professeur.

DOSSIERS

Et si c’était la thyroïde ?

Vous vous sentez énervé, stressé, fatigué et un peu déprimé ? Votre thyroïde vous joue peut-être des tours. En s’emballant ou en devenant au contraire un peu paresseuse, cette petite glande endocrine, véritable chef d’orchestre du fonctionnement de nos organes, gâche la vie de plus de 6 millions de (...)

Quand les bactéries résistent aux antibiotiques

L’antibiorésistance constitue aujourd’hui l’une des plus graves menaces qui pèsent sur la santé mondiale. De plus en plus d’infections bactériennes deviennent difficiles à traiter car les médicaments perdent de leur efficacité. Chacun peut être touché, quel que soit son sexe, son âge ou son pays (...)

SOULAGER la douleur de l’enfant

Longtemps sous-estimée, voire totalement négligée, la prise en charge de la douleur chez l’enfant s’est beaucoup améliorée au cours des vingt dernières années. Elle reste cependant encore très inégale et trop souvent réduite à une simple prise de médicaments. Or, que ce soit en ville ou à l’hôpital, une (...)

Cuisiner, c’est bon pour la santé

Choisir des produits sains et se préparer à manger plutôt que recourir à des plats industriels est un moyen simple de préserver sa santé, d’autant qu’il n’est pas nécessaire d’être un véritable cordon-bleu pour se faire du bien. Cuisiner est aussi un formidable moyen de partager : faire découvrir aux (...)

ARTICLES RÉCENTS