Peau-à-peau et douleur du nourrisson en néonatalogie

, par  Ciem

Née en Colombie en 1978, la pratique du peau-à-peau, qui consiste à placer le nouveau-né simplement vêtu d’une couche sur la poitrine nue de sa mère ou de son père, s’est beaucoup développée dans les services de néonatalogie des pays industrialisés au cours des dernières années. « On l’utilise notamment pour soulager la douleur des bébés qui, en soins intensifs, doivent subir de nombreux gestes très désagréables (ponctions, prises de sang, injections, par exemple, ndlr) », explique Myriam Blidi, chargée de projets au sein de l’association Sparadrap, dont l’objectif est d’améliorer la prise en charge de la douleur chez les enfants et les adolescents. Cette technique, pratiquée avant, pendant et après un geste douloureux, réduisait notablement « les manifestations comportementales de douleur chez le nouveau-né prématuré et à terme » et facilitait « la période de récupération », comme le précise une méta-analyse publiée récemment par la Société française de néonatologie (SFN) dans la revue scientifique Perfectionnement en pédiatrie. Mais ce n’est pas tout : le peau-à-peau a aussi « des effets positifs sur la quantité et la qualité du sommeil » du nourrisson, sur « les paramètres physiologiques que sont la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire et la saturation » en oxygène, ainsi que sur « l’attachement et les interactions parents-bébé ».

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