L’ostéopathie en bonne et due forme

, par  Vanessa Pageot-Françoise

La formation des ostéopathes a désormais un cadre formel : cinq années d’études pour un secteur en plein essor, le nombre de professionnels ayant explosé en dix ans.

Un Français sur deux a déjà consulté un ostéopathe, notamment pour des douleurs musculo-squelettiques, selon un sondage de OpinionWay réalisé pour le Syndicat français des ostéopathes de France en juillet 2014. Et ils ont le choix du professionnel : ces derniers sont passés de 4 000 en 2002 à 22 000 aujourd’hui. En parallèle ont ouvert de nombreux instituts de formation à la qualité d’enseignement hétérogène, ce qu’a d’ailleurs dénoncé l’Inspection générale des affaires sociales dans un rapport publié en avril 2010. Les ostéopathes réclamaient l’encadrement de ce cursus ; chose faite : depuis le 14 décembre dernier, un décret paru au Journal officiel impose cinq années d’études post-bac, soit 4 860 heures hors travail personnel, partagées entre formation théorique et pratique. Un « référentiel ambitieux, détaillé et particulièrement qualitatif, se félicite le Syndicat français des ostéopathes (SFDO). Il s’agit du niveau le plus élevé au sein de l’Union européenne ». La mesure s’appliquera aux cinquante-quatre instituts présents en France dès la rentrée de septembre 2015.
La reconnaissance de l’ostéopathie est longue. Cette profession paramédicale n’a été reconnue qu’en 2002, date à laquelle sont également nés le diplôme national et les premiers instituts de formation, qui proposaient alors un cursus entre trois et six ans. Les ostéopathes sortaient ainsi de l’illégalité et pouvaient exercer face aux médecins, aux infirmiers, aux sages-femmes et aux masseurs-kinésithérapeutes, qui ont le titre d’ostéopathe une fois un diplôme universitaire spécifique validé.

Sources
- « Ostéopathie : des formations mieux encadrées », Lefigaro.fr, 15 décembre 2014.

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