#NeRestePasSeule, la campagne qui alerte les étudiants contre les violences sexistes et sexuelles

, par  Constance Perin

Pour informer sur les violences sexistes et sexuelles dans le milieu estudiantin, la Fédération nationale des centres d’information sur les droits des femmes et des familles (FNCIDFF) relance sa campagne d’information et de prévention #NeRestePasSeule.

Ce mois-ci, et dans le prolongement de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes du 25 novembre, la Fédération nationale des centres d’information sur les droits des femmes et des familles (FNCIDFF) et les 98 CIDFF ont choisi d’alerter sur les violences sexistes et sexuelles qui touchent le milieu étudiant en lançant leur campagne de sensibilisation #NeRestePasSeule.
Destinée en priorité aux étudiants, elle s’adresse plus largement à tous les acteurs de l’enseignement supérieur et vise à lutter contre ce qui constitue pour les CIDFF une « discrimination intolérable, qui influe directement sur les vies et les carrières de ces jeunes femmes ».

Lutter contre toutes les formes de violence

À travers cette campagne composée de quatre affiches, chacune déclinée en court clip vidéo révélé tous les mercredis sur son compte Twitter, la Fédération dénonce les différentes formes de violences subies par les étudiantes : harcèlement sexuel, cybercontrôle, agressions sexuelles et viol.
Loin des clichés, chaque situation décrite par la victime à travers un échange de SMS met en scène un ami ou une connaissance, un conjoint et même un professeur. Une façon aussi de rappeler que l’agresseur fait fréquemment partie de l’entourage de la victime. Dans 91 % des cas en effet, les victimes de viols et/ou de tentatives de viol connaissaient l’auteur des faits, précise l’Observatoire national des violences faites aux femmes ; et dans 47 % des cas, il s’agit du conjoint ou de l’ex-conjoint.

Des actes punis par la loi

Via cette campagne de sensibilisation, il paraissait également important pour la FNCIDFF de rappeler que ces actes sont interdits par la loi et passibles de sanctions pénales.
Le harcèlement sexuel est par exemple puni de 2 ans d’emprisonnement minimum et de 30 000 euros d’amende. Un agresseur sexuel risque quant à lui 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, et un violeur 15 ans de réclusion criminelle.

Protéger les victimes

La campagne vise enfin à protéger les victimes et à les accompagner en les incitant « à demander de l’aide auprès de la cellule d’écoute de l’établissement et/ou auprès du CIDFF le plus proche », précise la FNCIDFF sur son site où elle donne les coordonnées des 98 centres répartis sur tout le territoire.
Rappelons également que la ligne d’écoute des victimes de violences conjugales, sexistes et sexuelles nationale, le 3919, est accessible jour et nuit en semaine comme le week-end. Elle informe et oriente les victimes vers des dispositifs d’accompagnement et de prise en charge.

Quelles solutions ?

Pour lutter contre ces violences, la Fédération nationale identifie deux leviers. D’abord, il conviendrait de renforcer les actions de prévention auprès des élèves et personnel des établissements. En parallèle, elle suggère de consolider les partenariats avec les associations spécialisées, c’est-à-dire celles qui « disposent d’équipes professionnelles pluridisciplinaires (juristes et psychologues) formées pour l’information et l’accompagnement des femmes victimes de violences sexistes et sexuelles  », explique-t-elle.

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