My Hospi Friends : créer du lien social à l’hôpital

, par  Mutuelle de l’Industrie du Pétrole

Depuis le mois de mars 2014, l’hôpital Foch (Suresnes) s’est doté d’un outil innovant afin de lutter contre la solitude des personnes hospitalisées : avec My Hospi Friends, premier réseau social intra-hospitalier, les patients échangent sur leurs passions et oublient un instant leur maladie.

« Quand on est bloqué dans un lit d’hôpital, c’est fondamental d’avoir autre chose en tête que la santé. La lecture, la musique…, ça va bien un moment. » Sylvain, quinquagénaire en séjours réguliers à l’hôpital Foch, à Suresnes (Hauts-de-Seine), a adhéré au projet My Hospi Friends dès son lancement.
Ce réseau social d’un nouveau genre s’adresse uniquement aux patients. Via les terminaux multimédias disponibles en pneumologie et à la maternité et grâce à leurs smartphones et tablettes connectés à Internet, toutes les personnes hospitalisées à Foch, pour un jour, une semaine ou davantage, peuvent y entamer une discussion avec un patient d’un autre service.
A l’aide de groupes constitués par centres d’intérêt (balades, jardinage, voyages, cinéma, gastronomie…), des liens par affinités se créent, qui peuvent donner lieu à une rencontre effective si l’état de santé des patients le permet.

Rapprocher les malades

My Hospi Friends vient en complément des réseaux sociaux classiques (­Facebook, Twitter…). « Cela permet un ancrage dans un environnement différent, avec une population différente, explique Benoît, hospitalisé en pneumologie. Les patients ont des créneaux horaires décalés par rapport à leurs proches. L’hôpital est une parenthèse dans leur vie. De plus, certaines personnes ne veulent pas partager leur vie hospitalière avec tous leurs proches.  » Une communauté se crée avec les autres malades : « Nous n’avons pas forcément les mêmes histoires, mais nous avons les mêmes contraintes : nous vivons à un même rythme que nous n’avons pas choisi, mais qui nous est imposé. » Adeline, hospitalisée en pneumologie depuis quinze jours, confirme : « Sur Facebook, on va parler de choses superficielles, alors que là, les choses dures de la vie nous rapprochent. »

S’évader virtuellement

Cette plateforme, que l’hôpital Foch est le premier établissement français à adopter, a été imaginée par Julien Artu. Ce jeune trentenaire, victime en 2011 d’un grave accident de la route, est alors hospitalisé pendant plusieurs mois loin de ses proches. L’idée d’un réseau social pour rompre son isolement voit le jour. Afin de se démarquer des sites Internet traitant de la maladie, Julien Artu décide de le centrer sur le divertissement.
En donnant au patient la possibilité de s’évader virtuellement de son quotidien médicalisé, My Hospi Friends améliore son bien-être et contribue à rendre le séjour à l’hôpital Foch plus riche humainement, en ligne directe avec le nouveau plan stratégique de l’établissement.

 

Foch se lance sur les réseaux sociaux

 

Parallèlement au démarrage de My Hospi Friends en mars, l’hôpital Foch a affirmé au printemps 2014 sa présence sur le Web, notamment sur les réseaux sociaux les plus populaires. Une page Facebook et un compte Twitter sont désormais régulièrement alimentés pour informer le public des actualités de l’hôpital. On y trouve des articles et des reportages sur l’établissement parus dans les médias. Ces nouveaux outils permettent en outre aux patients, aux visiteurs et au personnel de mieux connaître l’hôpital et la manière dont il est perçu.
Dernière innovation, un questionnaire de satisfaction en ligne a été lancé. Exit le traditionnel questionnaire papier : les patients reçoivent, quarante-huit heures après leur sortie, un lien sur leur téléphone portable leur permettant de remplir en ligne un questionnaire de satisfaction sur leur séjour à Foch. Objectif : aider l’hôpital à améliorer la qualité de la prise en charge des patients.

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