Moustique tigre : vigilance accrue

, par  Vincent Portois

Surveillance renforcée et mesures de prévention sur tout le territoire français : c’est le mot d’ordre de la Direction générale de la santé (DGS) pour affronter le moustique tigre. Présent dans quarante-deux départements de la métropole, cet insecte en provenance d’Asie peut faire des ravages en véhiculant des maladies comme la dengue, le chikungunya et le zika.

La vigilance est dorénavant de mise face à ce moustique noir aux rayures blanches sur l’abdomen et les pattes, qui sévit exclusivement le jour. Fin avril, la Direction générale de la santé (DGS) a révélé avoir vu doubler le nombre de départements, notamment dans le Sud-Ouest de la France, où se distingue cet insecte plus petit qu’une pièce de 1 centime d’euro. La Réunion est envahie, alors même qu’elle subit une épidémie de dengue. « Dans un contexte d’épidémie de dengue sur l’île de La Réunion et d’échanges réguliers entre ce territoire ultra-marin et la métropole, il existe un risque d’importation de ce virus qui pourrait être à l’origine d’un début de cycle de transmissions "autochtones" (c’est-à-dire des cas de personnes piquées et contaminées en métropole) de la maladie en métropole. En effet, le moustique tigre s’infecte en piquant un voyageur malade et transmet secondairement le virus à des personnes non immunisées lors d’une prochaine piqûre. Ainsi, un cycle de transmission autochtone est généré et peut être à l’origine d’un ou plusieurs foyers épidémiques », explique la DGS dans son communiqué. Depuis le 1er mai, les interventions d’urgence, avec le plan anti-dissémination de la dengue, de zika et du chikungunya, sont de retour grâce aux ententes interdépartementales de démoustication (EID) ou aux Agences régionales de santé (ARS). Ces dernières, la DGS et les EID ne veulent pas dépasser les seuils connus en 2017, année durant laquelle dix-sept cas autochtones de chikungunya avaient été déclarés dans le Var. En 2014, dans l’Hérault, il y avait même eu onze cas autochtones de dengue.

Anticiper et prévenir

Le slogan des EID est certes simple, mais direct : « Faisons équipe avant qu’il pique ». Il vaut mieux en effet, prévenir (quartier par quartier) plutôt que guérir, en informant et en étant pédagogue, particulièrement pendant la forte période d’activité du moustique tigre en métropole, du 1er mai au 30 novembre. Quelques gestes simples, ceux que l’on adopte déjà contre les moustiques « communs ». Il faut surtout éviter la reproduction, agir en profondeur pour que les larves ne se développent pas. Un traitement insecticide est efficace à très court terme, mais il faut prendre le mal à la racine en supprimant toute eau stagnante autour de son domicile, car le moustique aime ce type d’environnement : « enlever les soucoupes des pots de fleurs ou les remplir de sable, changer l’eau des vases plusieurs fois par semaine, vérifier le bon écoulement des gouttières, mettre à l’abri de la pluie ou supprimer les pneus usagés et tout autre objet pouvant se remplir d’eau ». Des gestes essentiels pour éviter une piqûre douloureuse et éventuellement porteuse de plusieurs maladies. Les autorités sanitaires insistent sur le fait, que faute de pouvoir éradiquer les moustiques, on se doit d’en éviter au maximum la nuisance et de les surveiller de très près pour limiter la prolifération en métropole.

Informations et signalements :

Vigilance-moustiques.com, Signalement-moustique.fr et Moustique-tigre.info.

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