Médecins : plus de femmes et de spécialistes

, par  Vanessa Pageot-Françoise

Selon le VIIIe « Atlas de la démographie médicale » édité par le Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom), 58 % des médecins nouvellement inscrits sont des femmes. Année après année, la profession se spécialise : en 2020, on devrait compter plus de praticiens spécialistes que de généralistes.

Instantané du jeune médecin inscrit en 2013 : une femme, de 34 ans en moyenne, spécialiste en pédiatrie, en gynécologie ou en médecine du travail, par exemple, exerçant dans les Pays-de-la-Loire. Comme tous les ans, le Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom) publie son Atlas de la démographie médicale. En 2014, il comptabilise 190 768 médecins dits en activité régulière, c’est-à-dire exerçant au même endroit, hors remplaçants ou praticiens temporairement sans activité. L’âge moyen est de 53 ans pour les hommes et de 49 ans pour les femmes. Si ces dernières représentent 44 % de tous les médecins en activité, elles sont de plus en plus nombreuses sur les bancs de la faculté de médecine, pour constituer 58% des nouveaux inscrits en 2013.

La médecine générale ne fait plus envie

Les médecins généralistes deviennent une denrée rare, en diminution de 6,5 % depuis 2007, alors que la part des spécialistes continue de progresser, en hausse de 6,1% pour la même période. Ainsi, si l’on compte actuellement 90 630 médecins généralistes pour 84 335 spécialistes (hors chirurgiens), en 2020 on devrait recenser 88 158 spécialistes pour 86 203 généralistes, toujours selon les prévisions du Cnom. Le Conseil de l’ordre s’alarme de ces chiffres, d’autant plus que 25% des généralistes déclarent une formation en médecine du sport, en allergologie, en acupuncture ou en ostéopathie, par exemple. Résultat : une activité de consultations souvent plus faible et davantage de dépassements d’honoraires. « Ces choix de spécialités appellent une certaine vigilance quant à l’offre de soins de proximité », souligne le Conseil de l’ordre.

L’Ile-de-France désertée

Les jeunes médecins boudent le profil du médecin traitant en préférant se spécialiser. Ils avancent plusieurs raisons : ils souhaitent se concentrer sur un seul organe ou une seule compétence, travailler en équipe ou visent une meilleure rémunération. Ils rechignent aussi à s’installer en Ile-de-France, qui a perdu 5,6 % des médecins en activité régulière et enregistré en 2013 la plus forte baisse. A l’inverse, les Pays-de-la-Loire sont attractifs : ils ont gagné 5,7 % des praticiens pour la même période.

Sources
- « Atlas de la démographie médicale 2014 », communiqué de presse de l’Ordre des médecins, Conseil-national.medecin.fr, 5 juin 2014.
- « L’inquiétante chute du nombre de médecins généralistes », Florian Delafoi, Nouvelobs.com, 6 juin 2014.
- « Portrait-robot du médecin : plus de femmes, de seniors et moins de généralistes », Arnaud Aubry, Pourquoidocteur.fr, 8 juin 2014.

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