Médecine : les consultations « complexes » et « très complexes » passent à 46 et 60 euros

, par  Delphine Delarue

Depuis le 1er novembre, les médecins appliquent de nouveaux tarifs destinés à prendre en compte la complexité de certaines de leurs consultations médicales et le temps supplémentaire qu’elles nécessitent.

Annoncées il y a plus d’un an, les revalorisations tarifaires de certaines consultations médicales sont désormais effectives. Depuis mercredi 1er novembre, les consultations dites complexes ou très complexes sont passées à 45 et à 65 euros au lieu des 25 euros appliqués jusque-là chez le généraliste et des 30 euros chez le spécialiste (sans dépassements). De nouveaux tarifs « destinés à prendre en compte la complexité de certaines situations médicales et à valoriser le temps plus important que les médecins doivent y consacrer », indique l’Assurance maladie dans un communiqué. Au total, ces tarifs concernent trente-cinq motifs de consultation, définis conjointement par l’Assurance maladie et les représentants des médecins. Dans le détail, les consultations qui sont désormais facturées à 46 euros concernent la prise en charge d’une scoliose grave, d’un diabète gestationnel, d’une sclérose en plaques, d’une maladie de Parkinson ou d’une épilepsie. Elles comprennent également la consultation annuelle de suivi des enfants à risque d’obésité, la consultation spécifique de prise en charge coordonnée des patients présentant des séquelles lourdes d’AVC, la première consultation pour tuberculose ou encore la prise en charge d’une pathologie oculaire grave ou d’une fibrose pulmonaire.

Information des patients atteints de maladie grave

Les consultations qui passent à 60 euros concernent celles destinées à informer (sur leurs possibilités de traitement) les patients nouvellement atteints d’un cancer, du VIH, d’une maladie neurologique ou d’une pathologie neuro-dégénérative. Sont aussi comprises les consultations initiales d’information des parents en cas de malformation congénitale d’un nouveau-né ou de suivi d’un grand prématuré, les consultations de synthèse pour un patient présentant une insuffisance rénale chronique terminale ou encore les consultations initiales de suivi et d’organisation des soins pour les malades atteints de polyarthrite rhumatoïde active, de spondylarthrite ankylosante, de rhumatisme psoriasique, de maladie de Crohn ou de rectocolite hémorragique.
L’Assurance maladie précise en outre que ces changements de tarifs ne devraient pas avoir de conséquence financière pour les patients concernés : ces derniers bénéficient toujours des règles habituelles de remboursement, soit 70 % pour la part Sécu et 30 % pour celle de la complémentaire santé. A noter aussi que les deux tiers de ces consultations concernent la prise en charge de maladies bénéficiant du régime des affections de longue durée (ALD) : elles sont toujours remboursées à 100 % par l’Assurance maladie. Rappelons que les patients en ALD bénéficient en outre de la dispense d’avance de frais dans le cadre du tiers payant depuis le 1er juillet 2016.
Enfin, certaines consultations « à fort enjeu de santé publique », comme les trois consultations obligatoires de suivi du nourrisson et la première consultation pour la contraception et la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST) chez les jeunes filles de 15 à 18 ans (fixées à 46 euros), seront également intégralement prises en charge par l’Assurance maladie.

DOSSIERS

Quand les bactéries résistent aux antibiotiques

L’antibiorésistance constitue aujourd’hui l’une des plus graves menaces qui pèsent sur la santé mondiale. De plus en plus d’infections bactériennes deviennent difficiles à traiter car les médicaments perdent de leur efficacité. Chacun peut être touché, quel que soit son sexe, son âge ou son pays (...)

SOULAGER la douleur de l’enfant

Longtemps sous-estimée, voire totalement négligée, la prise en charge de la douleur chez l’enfant s’est beaucoup améliorée au cours des vingt dernières années. Elle reste cependant encore très inégale et trop souvent réduite à une simple prise de médicaments. Or, que ce soit en ville ou à l’hôpital, une (...)

Cuisiner, c’est bon pour la santé

Choisir des produits sains et se préparer à manger plutôt que recourir à des plats industriels est un moyen simple de préserver sa santé, d’autant qu’il n’est pas nécessaire d’être un véritable cordon-bleu pour se faire du bien. Cuisiner est aussi un formidable moyen de partager : faire découvrir aux (...)

Vivre avec la maladie de Parkinson

Avec plus de 200 000 personnes touchées en France, la maladie de Parkinson­ est l’affection neurodégénérative la plus fréquente après l’alzheimer. Elle évolue lentement, se manifeste parfois par des tremblements, mais surtout par des difficultés à effectuer des gestes et constitue ainsi une cause de (...)

ARTICLES RÉCENTS