Les sages-femmes peuvent désormais vacciner les mineurs

, par  Léa Vandeputte

Les compétences des sages-femmes ont été élargies : elles peuvent administrer des vaccins à presque tous les enfants et adolescents de moins de 18 ans.

Un arrêté paru au Journal officiel le jeudi 18 août augmente encore les prérogatives des maïeuticiennes. Il précise qu’elles peuvent maintenant vacciner la plupart des mineurs, garçons et filles. Ce texte met en pratique un avis de la Haute autorité de santé (HAS) qui préconisait d’élargir les compétences de trois professions de santé (sages-femmes, infirmiers, pharmaciens) afin d’améliorer la couverture vaccinale et de s’inscrire « dans la promotion d’une démarche de prévention globale ».

Une exception pour les mineurs immunodéprimés

L’arrêté indique donc que les sages-femmes peuvent prescrire et administrer une longue liste de vaccins aux moins de 18 ans : BCG, diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, papillomavirus humains, infections invasives à pneumocoque, hépatite A et B, méningocoque de sérogroupe A, B, C, Y et W, rubéole, oreillons et rubéole (ROR), varicelle, fièvre jaune, infections invasives à Haemophilus influenzae de type B, rage, grippe saisonnière. Une limite est toutefois inscrite. Elles ne pourront pas vacciner les mineurs immunodéprimés avec un vaccin vivant qui fonctionne à partir d’une version atténuée du microbe, comme c’est le cas pour le ROR.

Des nouvelles missions

En 2016, les sages-femmes ont été les premières à être autorisées à prescrire et à pratiquer la vaccination, dans des conditions bien précises, chez les femmes, les nouveau-nés et leur entourage. Au mois de mars, un décret a également ajouté à leurs prérogatives le dépistage et le traitement des infections sexuellement transmissibles (IST) chez les partenaires des femmes qu’elles prennent en charge. Toutes ces extensions interviennent dans un contexte de pénurie de médecins, et de gynécologues notamment, et ont pour objectif d’améliorer l’accès aux soins des Français.

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