Les médecins ne prescrivent pas assez de génériques

, par  La rédaction

Près de trois quarts des médicaments sont encore prescrits sous leur nom de marque : c’est ce que révèle une enquête de l’association UFC-Que Choisir. Sur un échantillon de 815 ordonnances, seuls 13 % des médicaments étaient inscrits en dénomination commune internationale (DCI), c’est-à-dire sous le nom de la molécule, 14 % comportaient la DCI ainsi que le nom de marque et 73 % étaient prescrits avec le seul nom de marque. Pourtant, depuis un an, les médecins ont l’obligation de prescrire en DCI. L’association rappelle que la généralisation de cette obligation serait « un moyen efficace de lutter contre le surdosage ou les interactions médicamenteuses, en évitant le piège des noms de marque qui masquent les molécules présentes », et permettrait aux consommateurs « d’acheter à moindres frais la bonne molécule ». Au vu des résultats de son enquête, l’UFC-Que Choisir a demandé au ministère de la Santé et à l’Assurance maladie « l’inscription de la prescription en DCI dans les critères de rémunération sur objectifs de santé publique des médecins », ainsi que « des contrôles pour identifier les médecins récalcitrants et leur rappeler instamment cette obligation légale ».

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