Le nombre de naissances continue de baisser en France

, par  Léa Vandeputte

Pour la quatrième année consécutive, la natalité a diminué dans le pays. En 2018, le taux de fécondité atteint 1,87 enfant par femme.

Si la population française continue d’augmenter, le rythme des naissances, lui, faiblit, révèle le Bilan démographique 2018, publié le 15 janvier, par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Au 1er janvier 2019, la France compte, en effet, 67 millions d’habitants (+ 0,3 %). Le solde naturel entre les naissances et les décès reste toujours positif (+ 144 000 personnes), mais il n’a jamais été aussi bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Le pays le plus fécond en Europe

En 2018, 758 000 bébés sont nés dans le pays, soit 12 000 naissances de moins qu’en 2017 (– 1,5 %). « Le nombre de naissances baisse chaque année depuis quatre ans, mais à un rythme qui ralentit », note l’Insee avant d’ajouter : « La baisse des naissances est en partie due à la diminution du nombre de femmes aux âges où elles sont les plus fécondes (de 20 à 40 ans), et cela depuis le milieu des années 1990 : elles sont 8,4 millions en 2018, contre 8,8 millions en 2008. » Un autre facteur explique la diminution des naissances : la baisse de la fécondité. L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) s’établit donc, en 2018, à 1,87 enfant par femme, contre 1,90 en 2017. « L’ICF baisse pour la quatrième année consécutive après être resté relativement stable entre 2006 et 2014 », précisent les auteurs du bilan. En parallèle, l’âge moyen à la maternité continue de croître : 30,6 ans en 2018, contre 29,8 ans en 2008. La France reste pourtant le pays de l’Union européenne (UE) où le taux de fécondité est le plus élevé. Elle est également l’un des pays avec la plus importante proportion de jeunes de moins de 15 ans.

L’espérance de vie repart

Autre enseignement du Bilan démographique : 614 000 personnes sont décédées en France en 2018, soit 8 000 de plus qu’en 2017 (+ 1,3 %). Ces chiffres sont conformes à la tendance observée depuis le début des années 2010 et qui s’explique par « l’arrivée des générations nombreuses du baby-boom à des âges de forte mortalité ». L’espérance de vie à la naissance est fixée, quant à elle, à 85,3 ans pour les femmes et 79,4 ans pour les hommes. Cet indice, qui avait reculé en 2015 pour les deux sexes, progresse de nouveau. « La France est l’un des pays européens où les femmes vivent le plus longtemps, alors qu’elle n’est qu’en neuvième position pour les hommes », constate également l’Institut. Enfin, ce dernier observe une légère augmentation du nombre de mariages en 2018 : 235 000 dont 6 000 entre personnes de même sexe, contre 233 000 en 2017 dont 7 200 entre personnes de même sexe. En 2017 et pour la sixième année consécutive, le nombre de Pacs était aussi en hausse jusqu’à atteindre 194 000 unions.

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