L’arrêt de travail est parfois indispensable

, par  Delphine Delarue

En cas de dépression, un arrêt de travail peut être prescrit par le médecin généraliste ou le psychiatre. Dans les épisodes modérés à sévères, les symptômes de la maladie (diminution de la concentration, de la prise d’initiative, de la mémoire, modification du comportement et des relations avec les autres) peuvent être incompatibles avec la poursuite de l’activité professionnelle. L’arrêt de travail peut même se révéler incontournable en cas de harcèlement moral ou d’activités très stressantes. Dans la majorité des cas, cependant, la mise au repos ne sera pas poursuivie au-delà de quelques semaines. « L’activité et les liens professionnels sont un élément d’équilibre et de construction de l’identité, un facteur de socialisation essentiel et un moteur de confiance en soi. Le travail peut en cela favoriser la guérison », souligne l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES). Un temps partiel thérapeutique peut notamment être envisagé dans les cas où la guérison totale n’est pas encore acquise. Celui-ci nécessite l’avis du médecin traitant, du médecin du travail et du médecin conseil de l’Assurance maladie, ainsi que l’accord de l’employeur. Cet aménagement doit par ailleurs s’inscrire dans une démarche de soins précise, envisageant à plus ou moins long terme une reprise de l’emploi à temps complet.

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