L’algie vasculaire de la face

, par  Ciem

Plus rare que la céphalée de tension ou la migraine, l’algie vasculaire de la face est une céphalée primaire qui concerne surtout les hommes âgés de 25 à 30 ans. « C’est probablement l’un des maux de tête les plus intenses qui existent », observe le docteur Anne Donnet, neurologue, chef du centre d’évaluation et de traitement de la douleur à l’hôpital de La Timone, à Marseille. Cette céphalée se manifeste par des crises fulgurantes, plutôt courtes (une heure en moyenne) et ­n’affectant qu’un côté de la tête, toujours le même. Elle s’accompagne d’un larmoiement, d’une rougeur ou d’un gonflement de l’œil situé du même côté, ou encore d’une obstruction ou d’un écoulement de la narine. Dans 90 % des cas, il s’agit d’une forme épisodique et saisonnière, avec des crises parfois quotidiennes pendant plusieurs semaines. « Cette maladie neurologique repose sur un dysfonctionnement au niveau de l’hypothalamus, notre “chef d’orchestre”, qui va commander l’apparition de cycles de crises assez réguliers chez le patient, explique le docteur Donnet. Les crises se soignent par injection sous-cutanée de sumatriptan (en auto-injection, NDLR) ou par oxygénothérapie à haute concentration. » Pour les cycles de crises supérieurs à trois ou quatre semaines, il existe des traitements de fond très spécifiques, mis en place par le neurologue. Les cycles de l’algie vasculaire de la face peuvent s’arrêter spontanément, puis reprendre quelques années plus tard.

DOSSIERS

Le foie, l’allié de notre santé

Alors qu’on le considère moins que le cœur ou les poumons, le foie, véritable dépollueur de notre organisme, est impliqué dans plus de 300 fonctions essentielles à notre vie.

Epigénétique : comment l’environnement influence nos gènes

Selon des études récentes, l’air que nous respirons, ce que nous mangeons, notre activité physique ou l’exposition au stress auraient un impact direct sur le fonctionnement de nos cellules. En laissant des traces sur notre ADN, notre environnement pourrait favoriser le développement de maladies. (...)

Un autre regard sur les maladies mentales

Dépression, anorexie, troubles bipolaires, phobies, schizophrénie… Actuellement, 12 millions de Français souffriraient de troubles psychiques. Pourtant, les maladies mentales restent encore l’objet de préjugés tenaces qui stigmatisent les patients et les isolent à la fois socialement et (...)

Vie affective et sexuelle : une affaire d’éducation

Inhérente à la vie affective, la sexualité est source de découverte à tout âge. Les enfants comme les adolescents, qui se posent de nombreuses questions à ce sujet, devraient pouvoir trouver à chaque fois des réponses adaptées. Car l’éducation affective et sexuelle est un enjeu important de vie en société, (...)