Herpès ophtalmique : attention aux complications

, par  Aliisa Waltari

Le virus responsable de l’herpès oculaire est le plus souvent le même que celui qui entraîne l’herpès labial : le HSV-1. Au lieu de se fixer au niveau des lèvres ou des narines, il s’installe dans l’œil. Quand le virus se réveille, les premiers symptômes ressemblent à ceux d’une conjonctivite : un œil rouge, irrité, une sensation de grains de sable et des paupières gonflées. Le HSV-1 attaque la cornée et provoque une kératite herpétique, c’est-à-dire une inflammation. L’acuité visuelle peut alors baisser, et l’œil, devenir très douloureux et craindre la lumière. Il faut consulter un ophtalmologiste le plus rapidement possible ou se rendre aux urgences. La poussée se traite efficacement à l’aide d’anti-herpétiques par voir orale, mais si on laisse le virus agir, la cornée peut être détruite en quelques jours. L’iris, le cristallin et la rétine risquent également d’être atteints, ce qui cause des dommages irrémédiables.
Si le traitement est efficace pour stopper les poussées, il ne protège pas de la récidive : il faut donc rester particulièrement vigilant dès l’apparition des premiers symptômes. A savoir également : plusieurs épisodes successifs d’herpès oculaire mal traités peuvent laisser des cicatrices opaques sur la cornée et entraîner une baisse irréversible de la vision.

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