Des troubles fréquents, mais méconnus

, par  Isabelle Delaleu

Quand la fatigue s’installe et devient gênante, que les réveils sont difficiles, consulter peut permettre de dépister de vraies pathologies du sommeil, dont le dormeur n’a parfois pas conscience. C’est le cas notamment du ronflement (qui touche 40 % des Français, y compris les femmes, en particulier après la ménopause) et de ses complications, comme les apnées du sommeil : ces blocages de la respiration, qui peuvent apparaître insidieusement, touchent environ le quart des ronfleurs. Elles sont provoquées par l’affaissement progressif des parois du pharynx, qui vient obstruer la circulation de l’air. On parle de pauses respiratoires quand ces mini-asphyxies durent moins de dix secondes et d’apnées du sommeil quand elles sont plus longues. Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) concerne les personnes présentant plus de dix apnées par heure. En fin de nuit, certains totalisent plus d’une centaine d’apnées, ce qui se révèle épuisant, notamment pour le cœur, qui peine à mobiliser les réserves en oxygène de l’organisme. Micro-réveils, sensation d’étouffement, sueurs nocturnes ont pour conséquences un sommeil de mauvaise qualité, donc non réparateur, qui engendre une fatigue diurne lourde et invalidante (symptôme caractéristique), une somnolence excessive, des troubles du caractère et du comportement, voire une dépression ou des troubles sexuels (perte du désir, dysfonctionnements érectiles). Pire, des études médicales ont montré que les apnées augmentent fortement le risque de maladies cardiaques, de diabète ou d’attaque cérébrale. Malheureusement, si l’on estime que 5 à 15 % des adultes sont touchés (soit près de 2,5 millions de personnes), neuf apnéiques sur dix s’ignorent.
Pour plus d’informations : Syndrome-apnee-sommeil.fr, un site complet et informatif qui propose également un test pour évaluer ses risques.

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