Les Français apprécient toujours leurs hôpitaux, particulièrement les urgences

, par  Enrique Moreira

Ils sont presque unanimes : 81 % des Français ont une bonne image de l’hôpital public. C’est en tout cas ce que révèle le dixième baromètre annuel de la Fédération hospitalière de France (FHH), réalisé avec l’institut de sondage TNS Sofres. L’édition 2012 de celui-ci souligne que les urgences restent un recours très plébiscité.

Les Français apprécient toujours autant l’hôpital public. L’édition 2012 du baromètre annuel de la Fédération hospitalière de France (FHF) montre en effet que leur engouement pour le système hospitalier s’inscrit dans la continuité des précédents sondages. Au total, 81 % des personnes interrogées ont une bonne image des hôpitaux. Pour être précis, 67 % la jugent plutôt bonne et 14 % très bonne. En revanche, ce qui évolue, ce sont les principes sur lesquels doit reposer la gestion de hôpitaux, selon les sondés. Si l’accessibilité financière reste la première préoccupation des Français, elle ne l’est plus que pour un peu moins d’un sur deux (47 %). Par contre, ils sont 29 % en 2012, contre 19 % seulement en 2011, à apprécier la proximité géographique des hôpitaux. Si l’on y ajoute le fait que l’« on ne paie presque rien à l’hôpital », comme mentionné dans le sondage, 80 % des personnes interrogées réaffirment leur attachement à un système public « accessible à chacun quels que soient ses revenus ».

Problème d’engorgement des services

Le fait de ne rien payer est également l’une des raisons qui poussent 24 % des Français à se rendre aux urgences. Car c’est là l’autre grand enseignement du baromètre : plus d’un tiers des sondés se sont rendus aux urgences au cours des douze derniers mois. Les raisons d’un tel succès : 76 % d’entre eux disent « l’avoir fait pour avoir la garantie d’être hospitalisé directement en cas de besoin », et 59 % à cause des examens complémentaires qui peuvent être « réalisés tout de suite ».
On comprend mieux d’où viennent les problèmes d’engorgement de ces services, régulièrement soulignés par les professionnels de santé. Surtout lorsque 43 % des Français disent être allés aux urgences parce qu’ils « ne savaient pas où trouver un médecin de garde en ville, la nuit ou bien le week-end ».

Une solution possible : la maison de garde

La plupart des admissions aux urgences résultant de la « bobologie », phénomène régulièrement décrié par les médecins urgentistes, comment éviter que les services d’urgence ne deviennent les dispensaires d’autrefois ? Une question figurant dans le baromètre et à laquelle 81 % des Français répondent être prêts à « passer d’abord par une maison de garde pour les cas les plus légers ». Mais, pour que cela fonctionne, il faut que cette dernière soit accessible à tous et de partout, la proximité des soins étant une valeur particulièrement importante aux yeux des Français.

Sources
- « Les Français et l’hôpital », dixième baromètre FHF/TNS Sofres (Fhf.fr), 21 mai 2013.
- « Trouver des solutions pour le désengorgement des urgences », La-croix.com, 21 mai 2013.
- « Les urgences victimes de leur succès », Pourquoi-docteur.nouvelobs.com, 21 mai 2013.

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