Les Français favorables à la vaccination en pharmacie

, par  Vincent Portois

Selon un sondage OpinionWay réalisé auprès de 6 000 participants, neuf Français sur dix sont prêts à se faire vacciner dans l’une des 23 000 officines françaises. Entre pharmaciens et médecins, le débat est relancé.

Alors que le calendrier des vaccinations a été publié fin mars par le ministère de la Santé, le sondage d’une société d’étude spécialisée dans l’analyse des données rapportées en pharmacie, Satispharma, relance le débat de la vaccination en pharmacie, lancé il y a un an par la ministre de la Santé, Marisol Touraine, dans le cadre de son projet de loi de santé 2015. Après avoir été retoquée, la mesure a finalement été abandonnée en début d’année 2016 sous la pression des syndicats de médecins et infirmiers libéraux. Ce sondage est publié au moment où cette proposition va sans doute refaire surface, débat sur la vaccination oblige.

Pour une meilleure couverture vaccinale

Dans les pays ayant lancé la vaccination en pharmacie (Portugal, Royaume-Uni, Etats-Unis…), on a constaté une meilleure couverture vaccinale générale. En France, en revanche, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a observé un net recul de la vaccination en 2015. Or, d’après l’enquête OpinionWay, « 74 % des sondés se feraient probablement vacciner directement dans leur pharmacie, si cela était possible. Ils sont par ailleurs 90 % à faire confiance aux pharmaciens pour l’acte de vaccination, contre seulement 10 % à être définitivement réticents ». Parmi ceux qui sont confiants, 56 % le sont « tout à fait » et 34 % « plutôt ». Quant aux 10 % de réticents, ils sont 6 % à faire « plutôt pas confiance » et 4 % « pas du tout » confiance.

Des vaccinations dans les règles

Certes, il faudrait prévoir une formation pour les pharmaciens et sans doute, compte tenu des contre-indications et des risques allergiques, un premier rendez-vous chez le médecin pour les vaccinations importantes. Rien ne doit, en effet, être fait à la légère. Au micro du site Pourquoi Docteur, la présidente du Conseil national de l’ordre des pharmaciens (CNOP), Isabelle Adenot, précise : « L’acte devra se faire dans des conditions particulières. Je n’envisage pas une vaccination en pharmacie sans d’importantes conditions d’hygiène. D’abord, il faut que les pharmaciens puissent faire la démonstration que tout se passe bien et que cela fait gagner en couverture vaccinale, surtout chez les adultes. Ensuite, on pourra penser à d’autres vaccinations. On commence uniquement avec le vaccin grippe et uniquement sur les adultes chez qui la vaccination a déjà été prescrite une fois. »

Sources

- Etude réalisée par Satispharma et OpinionWay entre le 6 janvier et le 23 mars 2016 auprès de 5 988 clients d’officines âgés de plus de 18 ans.

- « Vaccination en pharmacie : 9 Français sur 10 ont confiance », Pourquoi Docteur, 6 avril 2016.

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