Faut-il poursuivre son traitement en cas de grossesse ?

, par  Delphine Delarue

Lorsqu’une femme asthmatique est enceinte, son asthme peut s’aggraver, s’améliorer ou rester stable, d’où l’importance du suivi chez le pneumologue (au moins deux visites pendant la grossesse) pour adapter le traitement si nécessaire. « Notre rôle est aussi de rassurer les patientes, précise le docteur Anne Prud’homme, pneumologue au centre hospitalier de Bigorre, à Tarbes. Par crainte pour la santé du bébé, de nombreuses femmes enceintes décident de réduire, voire de stopper leur traitement. Or les corticoïdes inhalés et les bronchodilatateurs ne posent pas de problème pour l’enfant à naître. » En revanche, si la future maman n’est pas traitée correctement et qu’elle subit des crises d’asthme, le fœtus souffrira. « Il ne pourra pas supporter les variations d’oxygène dans le sang de sa mère et cela aura des conséquences, comme un faible poids de naissance ou une prématurité », ainsi qu’un risque accru d’infections respiratoires au cours de la première année de vie.

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