L’épidémie de varicelle poursuit sa progression

, par  Delphine Delarue

Depuis quelques semaines, l’épidémie de varicelle est particulièrement active sur le territoire. Très contagieuse, cette maladie infantile est la plupart du temps bénigne. Elle peut toutefois donner lieu à de graves complications chez les personnes immunodéprimées, les nourrissons et les femmes enceintes.

Des petits boutons rouges avec des cloques qui grattent terriblement : comme chaque année au printemps, la varicelle est de retour dans les cours d’école. L’épidémie s’est installée il y a déjà plusieurs semaines et, selon la dernière estimation du réseau Sentinelle, le pays compte actuellement 36 cas pour 100 000 habitants. Au total, onze foyers ont été identifiés avec une forte activité observée notamment en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, en Rhône-Alpes, en Bourgogne ou en Corse. Très contagieuse, surtout dans les 24 heures qui précèdent l’apparition des vésicules et jusqu’à leur cicatrisation environ six jours plus tard, cette maladie infantile est le plus souvent bénigne. Dans 90 % des cas, elle survient avant l’âge de 10 ans. Parfois, une légère fièvre (jusqu’à 38°) et des maux de tête peuvent se manifester. Le nombre de boutons varie d’une personne à l’autre, de quelques-uns à des dizaines sur tout le corps. Il n’existe pas de médicament spécifique, l’idée étant plutôt d’attendre que ça passe sans se gratter pour éviter les cicatrices et l’infection des lésions. Le pédiatre pourra éventuellement prescrire des antihistaminiques contre les démangeaisons et du paracétamol en cas de fièvre. On privilégiera les douches aux bains, avec un savon antiseptique, et on sèchera l’enfant en le tamponnant plutôt qu’en le frottant. Généralement, en une à deux semaines, tout rentre dans l’ordre. L’enfant est ensuite immunisé, sachant qu’une seconde contamination reste toujours possible bien que cela soit rarissime.
Atteintes pulmonaires et neurologiques
La varicelle peut toutefois se compliquer « en particulier chez les sujets immunodéprimés, les nourrissons et les femmes enceintes, par des surinfections cutanées, des atteintes pulmonaires ou neurologiques, indique l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES). Chez la femme enceinte, le risque est de contaminer le fœtus qui peut développer une varicelle congénitale, ou le nouveau-né qui peut développer une infection néonatale sévère. » Aussi la vaccination est-elle recommandée pour tous ces publics, ainsi que pour les personnes de plus de 12 ans qui n’ont jamais contracté le virus, en particulier et les femmes en âge de procréer et les professionnels de la petite enfance. Sachez aussi que la vaccination peut intervenir dans les trois jours qui suivent un éventuel contact avec le virus. Si elle était systématique, cette vaccination post-exposition « permettrait de diminuer de 31% le nombre d’hospitalisations consécutives à la maladie », précise l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

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