Environnement, politique, santé, mutualité ?

, par  Ciem

Personne n’avait vraiment mesuré le désintérêt des Français pour la politique ou ceux qui la font, puisqu’ils ont rejeté « tous ceux qui étaient la cause de leur mécontentement » en évitant pour bon nombre d’aller déposer leur bulletin dans l’urne.
A l’heure où j’écris ces lignes, les députés, renouvelés et plus féminisés, sont en vacances, sans doute méritées, puisqu’ils couraient depuis le début de l’année à la recherche de ce renouvellement. Les méthodes auront-elles changé la manière d’être des Français ? Je n’en suis pas certain, et cela est d’autant plus vrai que les premières mesures envisagées fuitent toujours autant dans la presse, relayées de manière trop souvent caricaturale et opaque par les médias. Mais le tollé ne manquera pas à chaque mesure qui concernera chacun des Français, puisque seul le voisin devrait être concerné par celle-ci.
Pour le moment, les ministres chargés de la Santé (peu de nouvelles têtes, même si elles ont parfois changé de poste) semblent prendre leurs précautions avant d’annoncer les futures mesures à discuter ou à mettre en oeuvre. Vous vous rappelez certainement que les modifications réglementaires ont beaucoup foisonné au cours des années précédentes.
Nous avons néanmoins entendu le Premier ministre dire que la prévention sera le « pivot » de la stratégie nationale de santé et qu’il faudra revoir le système de santé, avec des mesures pour lutter contre les déserts médicaux, faciliter un égal accès aux soins, favoriser la télémédecine, mais peut-être aussi des nouvelles technologies qui analyseront le comportement des adhérents. Il n’a pas non plus oublié de rappeler les promesses relatives aux prestations sans reste à charge (optique, prothèses auditives et dentaires) – alors que celles-ci sont à ce jour principalement à la charge de complémentaires santé –, cela d’ici à la fin du quinquennat.
Nous souhaiterions un peu de calme dans ce domaine, même s’il nous paraît inutile de rêver !
Il semblerait que les représentants des ministères veuillent améliorer les contacts avec les professionnels de santé, mais ce ne sont sans doute pas les mesures liées aux diverses conventions signées (ou non) avec les professionnels de santé (médecins, dentistes, pharmaciens…) qui peuvent nous
apporter l’optimisme souhaité, à moins de les renégocier. Il faudrait au moins que les mesures prises soient évaluées avant de les modifier. Est-ce la manière dont fonctionnent les politiques et leurs appareils ? Pas certain du tout.
Je suis aussi inquiet du comportement de certains de nos concurrents, qui, hors des mutuelles, sont toujours plus nombreux sur ce marché. Certains, dont la soif de croissance est évidente, s’orientent vers un élargissement de compétences, surtout dans le domaine historique des assurances, même si certaines mutuelles avaient déjà ces compétences (IARD, assurance emprunteur, prévoyance). J’entends également souvent des amis se révolter contre les démarches médiatiques de mutuelles (publicités, démarchages concurrentiels), n’omettant jamais de mentionner l’utilisation de leur cotisation à ces fins. Faut-il penser et se rappeler que, si l’on ne se fait pas voir, on est vite oublié ? Il faut enfin préciser que, si les dépenses de santé continuent à flamber, ce n’est jamais la faute de chacun d’entre nous, mais celle du voisin, et que la cotisation de la complémentaire santé sera toujours trop chère (même
si l’entreprise en paie plus de la moitié pour certains), puisqu’on oublie au passage que celle-ci est truffée d’effets collatéraux tels que le conseil, le courtage, les taxes et autres contributions. Je ne peux terminer ce petit mot sans évoquer le fait que, lorsque vous lirez ces quelques lignes, l’été sera passé, les rentrées effectuées, et que vous commencerez déjà à préparer les fêtes de fin d’année, que je vous souhaite excellentes. ●
Le président de MIP,
Georges Renouard

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