Don de moelle osseuse : les hommes appelés à se mobiliser

, par  Vincent Portois

A l’occasion de la onzième édition de la Semaine nationale de mobilisation pour le don de moelle osseuse, des bus sillonnent la France aux couleurs de l’opération « Don de moelle osseuse, nous avons besoin de vous », pour sensibiliser un maximum de personnes possible, surtout les hommes, dont les greffons de moelle osseuse sont mieux tolérés.

Le don de moelle osseuse, consistant à greffer à un malade des cellules saines prélevées sur un donneur compatible et en parfaite santé, pâtit encore d’idées fausses. D’abord, beaucoup confondent la moelle osseuse, que l’on trouve dans tous les os de notre corps, et la moelle épinière, qui, elle, fait partie du système nerveux. Avec le prélèvement de moelle osseuse, il n’y a donc pas de risque de paralysie. Ensuite, se faire prélever est moins difficile qu’on pourrait le croire. Le don de cellules de moelle osseuse se fait par un prélèvement sanguin particulier, la cytaphérèse, qui consiste à faire le tri, via une machine, entre les cellules sanguines et les cellules souches naturellement présentes dans le sang. L’intervention dure environ quatre heures, sans anesthésie ni hospitalisation. Prélever une moelle osseuse destinée à un enfant est en revanche plus long et difficile.

Une sensibilisation renforcée

La transplantation de moelle osseuse saine constitue la dernière chance pour des malades du sang, qui ont été 1 943 à bénéficier de greffes en 2014, grâce aux « veilleurs de vie ». L’Agence de la biomédecine a recensé plus de 240 000 personnes, âgées de 18 à 50 ans et en parfaite santé, inscrits sur le registre France Greffe de moelle. Celui-ci doit être riche et diversifié afin que chaque malade trouve un donneur compatible. Bien que les femmes ne doivent pas être négligées (« deux tiers des inscrits »), en 2016 l’appel au don se tourne particulièrement vers les hommes de moins de 40 ans, de toute origine géographique, notamment via une campagne radio actuellement sur les antennes. L’Agence de la biomédecine confirme que les hommes se faisant prélever des greffons offrent de meilleures chances de succès pour le patient greffé. Selon elle, cette différence entre les hommes et les femmes s’explique sur le plan immunologique. On constate en effet, chez les hommes, l’absence d’anticorps produits naturellement par les femmes lors de la grossesse, qui compliquent la bonne tolérance du greffon par le malade.

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