Don du sang : continuez à vous mobiliser pendant l’été

, par  Aude Malaret

Pendant les vacances d’été, les dons de sang se font moins nombreux et les réserves baissent. L’Etablissement français du sang (EFS) lance une nouvelle campagne pour inciter les estivants à donner.

« Cet été, sauvez des vies ! », appelle l’Etablissement français du sang (EFS). Une nouvelle campagne d’affichage et de messages radio, lancée le 14 juillet dernier, incite les vacanciers à donner leur sang, car juillet et août sont des mois très sensibles : les donneurs se font moins nombreux en raison des congés et des départs, alors que les besoins augmentent, en partie à cause de la hausse du nombre d’accidents de la route. En plus des 152 sites de prélèvement, des collectes mobiles sont organisées à proximité des lieux de vacances. « Une mobilisation […] indispensable » : l’EFS est « inquiet » au sujet de l’état des réserves en produits sanguins pour cet été, « plus tendues » que l’année dernière et qui « risquent de s’amenuiser fortement », indique l’Agence France-Presse (AFP). « Il nous faut dix jours de stocks d’avance pour tous les groupes sanguins », explique à l’AFP le docteur Michèle Villemur, responsable du site fixe Saint-Antoine-Crozatier (Paris) de l’EFS. En 2013, 2 833 351 prélèvements ont été réalisés et un million de malades soignés.

Une « météo du sang » fragile

La météo de l’EFS, un outil visant à informer le public sur l’état des réserves en produits sanguins, affiche désormais la couleur jaune : elle est passée de « stable » à « fragile ». Il s’agit du deuxième niveau d’alerte, suivi par « très fragile », « urgent » et « très urgent ». Pour répondre aux besoins (maladie du sang, intervention chirurgicale, hémorragie lors d’un accouchement, transfusion à la suite d’un accident...), 10 000 dons par jour sont nécessaires. Les détenteurs du groupe sanguin O de rhésus négatif, c’est-à-dire O –, appartiennent à la catégorie des donneurs universels et sont particulièrement recherchés. Les autres groupes sanguins (A, B et AB, de rhésus positif ou négatif) peuvent recevoir des dons O –. Quant au groupe AB +, appelé receveur universel, il peut être transfusé avec le sang de n’importe quel autre groupe. Dans l’idéal, cependant, il est important que chacun des groupes donnent, car tous ne sont pas représentés de façon homogène dans la population.

Etre donneur, c’est très simple

Pour donner son sang, il n’est pas nécessaire d’être à jeun. D’ailleurs, mieux vaut avoir mangé, en évitant les matières grasses et l’alcool. Ensuite, il suffit d’avoir sa carte d’identité ou sa carte de donneur, d’avoir entre 18 et 70 ans et de peser 50 kilos au minimum. Ne peuvent pas donner leur sang : les femmes enceintes ou ayant accouché il y a moins de six mois, les personnes ayant eu des relations sexuelles avec un partenaire nouveau ou de même sexe, celles ayant subi une opération chirurgicale ou qui se sont fait faire un tatouage ou un piercing au cours des quatre derniers mois, les personnes ayant subi une transfusion sanguine ou une greffe d’organe, de tissus ou de cellules. L’acte en lui-même ne prend qu’une dizaine de minutes, mais il faut compter environ quarante-cinq minutes avec le temps de l’entretien et celui de repos. Un homme peut donner son sang jusqu’à six fois par an, une femme quatre. Pour savoir où et quand faire un don de sang, l’EFS met à la disposition du public un moteur de recherche de collecte, ainsi qu’un numéro vert : le 0 800 109 900. Pour plus d’infos, consultez le site Internet Dondusang.net et notamment la rubrique « Foire aux questions » (FAQ).

Sources
- Site Internet de l’Etablissement français du sang (EFS), Dondusang.net.
- « Stocks "tendus" cet été en France : appel aux dons du sang », Tempsreel.nouvelobs.com-AFP, 15 juillet 2014.

DOSSIERS

Toutes les solutions pour bien vieillir à la maison

Près de neuf personnes sur dix souhaitent vieillir chez elles le plus longtemps possible. Le maintien à domicile, encouragé par les pouvoirs publics, permet le plus souvent de conserver l’autonomie et de retarder la dépendance. Il est aujourd’hui possible par la mise en place de plusieurs aides, à la fois matérielles et humaines. Mais, même s’ils ont le mérite d’exister, ces dispositifs manquent de lisibilité. On fait le point pour vous.

Voyage au cœur des poumons

Jamais la respiration, cette fonction si naturelle, n’avait fait autant parler d’elle en ces temps de masques et de Covid-19. Avec ce virus qui les affecte directement, nos organes respiratoires sont mis sur le devant de la scène médicale. Profitons-en pour explorer nos si précieux poumons.
Les (...)

Maladie chronique : comment « gérer » les douleurs ?

Être atteint d’une maladie chronique est déjà une lourde épreuve. Malheureusement, aux complications et aux difficultés quotidiennes engendrées par la maladie s’ajoutent très souvent des douleurs. Ces dernières, qui évoluent au fil des années en même temps que la pathologie, peuvent devenir de plus en (...)