Des patchs anti-tabac remboursés par la Sécu

, par  Isabelle Coston

Depuis le 20 mai 2018, l’Assurance maladie prend en charge à 65 % des patchs anti-tabac pour aider ceux qui veulent arrêter de fumer.

Ainsi que le prévoyait le plan Priorité prévention présenté le 26 mars 2018 par le gouvernement, une nouvelle étape vient d’être franchie afin de « mieux soutenir les fumeurs dans leur démarche d’arrêt », a annoncé la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, dans un communiqué. En effet, « deux traitements de substitution nicotinique sont désormais remboursables », a-t-elle indiqué. Après les gommes à mâcher Nicotine EG, qui sont déjà prises en charge à 65 % par l’Assurance maladie depuis le 26 mars 2018, les patchs NicoretteSkin, du laboratoire Johnson & Jonhson, sont remboursables depuis le 20 mai. Ces deux produits sont vendus à un tarif unique partout en France, quel que soit le dosage de nicotine.

Passer du forfait au remboursement classique

« Cette prise en charge, a souligné Agnès Buzyn, permet à tous les patients l’accès à ces traitements de substitution, y compris aux plus modestes. » Elle remplace le forfait de 150 euros par an qui couvre actuellement les substituts nicotiniques (patchs, gommes, pastilles, inhaleurs...) prescrits sur une ordonnance « consacrée exclusivement à ces produits », précise l’Assurance maladie. Ce forfait annuel, qui perdurera jusqu’à la fin de l’année, est considéré par la ministre comme contraignant et pas assez incitatif, car il nécessite d’adresser l’ordonnance et la facture à la caisse d’assurance maladie et d’avancer les frais. Or, le prix assez élevé des substituts nicotiniques reste un frein pour les personnes ayant de faibles ressources. Grâce au nouveau dispositif, qui doit être étendu à d’autres produits au fur et à mesure de l’avancée des négociations entre le gouvernement et les laboratoires pharmaceutiques, les assurés pourront bénéficier du tiers payant comme s’il s’agissait de n’importe quel médicament remboursable. Ceux qui sont couverts par une complémentaire santé n’auront donc plus rien à débourser à la pharmacie.
Partant du constat que « la France compte plus de 13 millions de fumeurs et [que] le tabac est une source majeure de cancers, de maladies cardio-vasculaires et d’insuffisance respiratoire », Agnès Buzyn réaffirme ainsi son engagement dans la lutte contre le tabagisme, responsable de 73 000 décès chaque année. L’augmentation du prix du paquet de cigarettes à 10 euros est par ailleurs prévue pour novembre 2020.

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