Coronavirus et allergie aux pollens : ce qu’il faut savoir

, par  Léa Vandeputte

La saison des pollens a débuté sur une bonne partie de la France. Mais en cette période d’épidémie de Covid-19, les allergiques ne savent pas toujours comment réagir et comment se protéger. Heureusement, les associations et les professionnels de santé donnent de précieux conseils.

Le printemps est là, et son arrivée signe le retour des allergènes. « Les pollens de bouleau gênent fortement les allergiques avec un risque d’allergie qui sera de niveau élevé à l’ouest et sera même très élevé ces prochains jours dans le nord, le centre et l’est du pays, indique le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) dans sa carte de vigilance datée du 10 avril. Aucun département ne sera épargné par les fortes concentrations de pollens de bouleau au nord d’une ligne Bordeaux-Grenoble. »

Les prochains jours vont être difficiles à supporter pour les personnes allergiques. D’autant qu’en période de confinement, décidée pour limiter la propagation du coronavirus, nombreux sont ceux qui sont inquiets à l’idée de contracter le virus.

Poursuivre ses traitements

Sur son site, l’association Asthme et allergies – qui relaye les préconisations des pneumologues et des allergologues – se veut rassurante et rappelle que les symptômes respiratoires dus aux allergies et ceux liés au Covid-19 sont différents : «  En cette période printanière, il y a beaucoup de pollens, et nombreuses sont les personnes qui ont des poussées d’allergie : éternuements, rhinite avec écoulement clair, absence de fièvre et de maux de tête. La toux peut survenir chez les personnes prédisposées à l’asthme. Dans le cas d’atteinte par le coronavirus, il y a de la fièvre, une toux sèche, une grande fatigue, des maux de tête, des courbatures. L’autre élément différenciant peut être le caractère inhabituel et différent de la toux par rapport aux années précédentes. » L’association recommande par ailleurs aux patients de continuer à prendre leurs médicaments. « Vous pouvez continuer à prendre des antihistaminiques (le cas échéant, votre pharmacien peut vous conseiller), vous pouvez – et vous devez – continuer vos traitements de fond inhalés pour l’asthme », conseille-t-elle avant d’ajouter : « Pour les sprays à pulvériser dans le nez, vous pouvez les continuer s’ils vous sont habituellement prescrits, mais si vous constatez une perte d’odorat alors que votre nez n’est pas spécialement bouché, contactez votre médecin car ça peut être l’un des symptômes du Coronavirus. »

Adopter les bons gestes

Pour passer cette phase difficile et limiter son exposition aux pollens, il faut également avoir les bons réflexes. « En période de confinement, il faut plus que jamais aérer suffisamment votre logement, insiste Asthme et allergies. Cela permet de renouveler l’oxygène et aussi d’éliminer les allergènes de l’environnement intérieur : poussière, acariens, poils d’animaux, spores de moisissures… Vous devez aérer votre logement 10 à 15 minutes : le matin avant 10 heures et le soir après 16 heures pour éviter les heures où les particules de pollens sont les plus nombreuses dans l’air. » A la maison, mieux vaut éviter de s’exposer à des substances irritantes comme le tabac, les produits d’entretien, les parfums d’intérieur ou encore les encens qui peuvent accentuer la sensibilité. Il est aussi préconisé de ne pas faire sécher son linge en extérieur car les pollens ont tendance à se déposer sur le tissu humide. Enfin, se rincer les cheveux le soir avant d’aller se coucher permet de passer une bonne nuit en limitant la quantité d’allergènes avec laquelle on est en contact.

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