Consultations : les tarifs des généralistes et spécialistes changent en 2017

, par  Léa Vandeputte

A partir du 1er mai 2017, le prix de la consultation de base chez le généraliste sera revalorisé à 25 euros. Puis, dans les mois qui suivront, une nouvelle hiérarchisation des consultations, selon leur complexité, entrera en vigueur.

La nouvelle Convention nationale organisant les rapports entre les médecins libéraux et l’Assurance maladie, signée jeudi 25 août par trois syndicats de médecins, entérine le passage de 23 à 25 euros du tarif de la consultation chez le médecin généraliste dès le 1er mai 2017. Ce texte prévoit également la revalorisation d’une multitude d’actes médicaux qui seront facturés plus cher en fonction de leur complexité.

Une nouvelle grille tarifaire

La consultation pour les pathologies les plus courantes et les moins graves coûtera donc 25 euros au patient adulte. Mais cette augmentation ne changera rien pour le malade qui reste remboursé de la même façon. En effet, une fois déduit un euro de participation forfaitaire, l’Assurance maladie prend en charge 70 % des 24 euros restants, soit 16,80 euros, et la complémentaire 30 %, soit 7,20 euros.

Autre changement, si la consultation concerne un enfant de moins de 6 ans, il faudra débourser 30 euros en 2017. Jusqu’à présent, le tarif de consultation était fixé à 26 euros pour les 2-6 ans et à 28 euros pour les 0-2 ans. La distinction d’âge disparaît donc dans la nouvelle convention.

Le tarif de la consultation coordonnée est également revu à la hausse. Le rendez-vous qui permet au médecin d’adresser son patient à un spécialiste, s’élèvera, avec le nouveau texte, à 30 euros pour le malade.

Les médecins spécialistes bénéficient eux aussi d’augmentations tarifaires. Ainsi, l’avis ponctuel d’un spécialiste conventionné, sur demande du médecin traitant, passera de 46 à 48 euros en octobre 2017, puis à 50 euros en juin 2018.

Des actes dits « complexes » et « très complexes »

Les consultations qui nécessitent des actes complexes seront également revalorisées dès le 1er novembre 2017. La convention précise que cela concerne « la prise en charge, dans le cadre du parcours de soins, de patients présentant une pathologie complexe ou instable ou à des situations cliniques comprenant un fort enjeu de santé publique (dépistage, prévention…) ». Le patient devra ainsi payer 46 euros pour un dépistage de mélanome, pour une première consultation de contraception, pour une consultation de suivi de l’obésité chez les enfants de 3 à 12 ans ou encore pour les trois consultations obligatoires du nourrisson.

Enfin, le dernier palier tarifaire concerne les actes dits « très complexes ». La mise en place d’une stratégie thérapeutique pour les patients atteints d’un cancer ou d’une pathologie neurologique grave ainsi que la prise en charge en cas d’infection par le VIH seront facturées 60 euros à partir de novembre 2017. Ces consultations « ne recouvrent qu’un nombre limité et défini de situations cliniques et de prises en charge », précise toutefois le texte.

Initialement prévue le 26 août au matin, la date de signature de la nouvelle convention a finalement été avancée au jeudi 25 août, à 16 heures. Pour valider le texte, l’accord d’au minimum trois syndicats était nécessaire. MG France (syndicat des médecins généralistes) et Le Bloc (chirurgiens, gynécologues-obstétriciens et anesthésistes) avaient d’ores et déjà signé un protocole d’accord le 27 juillet dernier. La FMF (Fédération des médecins de France) qui avait demandé à ses adhérents de se prononcer en assemblée générale, a, à son tour, accepté de signer la convention. En revanche, les représentants du SML (Syndicat des médecins libéraux) et de la CSMF (Confédération des syndicats médicaux français) ont voté contre le texte.

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