Changez d’air !

, par  Ciem

L’air que l’on respire à la maison ou au bureau serait plus pollué qu’à l’extérieur. Produits d’entretien, parfums d’ambiance, peintures, objets en plastique dégagent en effet des substances chimiques volatiles. Alors, comment assainir son intérieur ?

Des dizaines de substances chimiques issues de produits de la vie quotidienne se retrouvent dans les poussières au sol et dans l’air des logements. Ces composés organiques volatils sont fortement suspectés d’avoir des effets toxiques sur les systèmes nerveux, immunitaire et hormonal, et même pour certains, d’être cancérogènes. Or, « nous vivons principalement dans des espaces clos, qu’il s’agisse de lieux accueillant du public (transports, administrations, écoles, hôpitaux, salles de sport et de cinéma, etc.), de bâtiments professionnels (bureaux et commerces) ou d’espaces privés (logements individuels ou collectifs) », rappelle l’observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI).

De nombreuses sources de polluants

Une grande enquête menée en 2015 par l’observatoire a en effet révélé que tous les espaces intérieurs étaient concernés par cette pollution invisible et dont les conséquences sanitaires restent encore difficiles à évaluer. Même si les concentrations de polluants sont très variables selon les substances, une chose est certaine : ils sont omniprésents. Ils proviennent, par exemple, d’objets contenant des plastiques (revêtements de sol, ordinateurs, câbles, meubles, textiles, etc.), de produits d’entretien (lessive, détergents) et cosmétiques (parfums, hygiène corporelle), d’insecticides (traitement des plantes, antiparasitaires pour les animaux) ou encore de résidus de combustion (tabac, encens, chauffage au bois), sans oublier l’humidité, responsable de moisissures néfastes pour le système respiratoire. « Si des moisissures apparaissent, lavez immédiatement les surfaces contaminées avec de l’eau de Javel », conseille l’OQAI.

Aérez

On ne le répétera jamais assez : pour assainir son intérieur, la première mesure à prendre est de renouveler quotidiennement l’air de chaque pièce pendant au moins dix minutes, été comme hiver. S’il s’agit d’un logement neuf, si la pièce a été rénovée ou qu’elle accueille du mobilier neuf, laissez les fenêtres ouvertes pendant plusieurs jours. De plus, aérez systématiquement lorsque vous bricolez, faites le ménage ou la cuisine. Concernant le ménage, soyez aussi très attentifs aux produits que vous utilisez et n’achetez que ceux dont vous avez besoin. Stockez-les loin des sources de chaleur, dans un endroit ventilé, et respectez les dosages et les consignes mentionnés sur les étiquettes. « Ne mélangez pas non plus les produits : ils ne sont pas plus efficaces et peuvent entraîner des réactions dangereuses », avertit l’OQAI. Par ailleurs, les systèmes de ventilation (VMC, bouches d’aération, hotte de cuisine…) et de chauffage doivent être régulièrement entretenus.

Des gestes de précaution

Pour préserver sa santé, voici quelques précautions élémentaires. Il ne faut, bien sûr, jamais fumer dans un espace confiné. De manière générale, les combustions entraînent l’émission de substances nocives. C’est la raison pour laquelle faire brûler de l’encens, du papier d’Arménie ou des bougies parfumées dans un lieu fermé est aussi déconseillé. Ne pulvérisez pas non plus de pesticides sur vos plantes d’intérieur. Et pour finir, nettoyez régulièrement la literie (draps, couettes et oreillers). Si vous êtes allergique aux acariens, mettez une housse antiacariens autour de votre matelas.

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