Cancer du sein : une campagne pour comprendre les enjeux du dépistage

, par  Isabelle Coston

Pour mieux faire connaître les modalités du dépistage du cancer du sein, mais aussi « ses avantages et ses limites », l’institut national du cancer (Inca) a lancé fin septembre une nouvelle campagne nationale d’information.

A l’approche d’Octobre rose, le mois de sensibilisation au dépistage du cancer du sein, l’institut national du cancer (Inca), en partenariat avec le ministère des Solidarités et de la Santé, a donné le coup d’envoi d’une campagne nationale d’information. Cette dernière, relayée dans les médias et sur les réseaux sociaux entre le 23 septembre et le 14 octobre, a pour objectif de permettre aux femmes de 50 ans et plus de trouver toutes les réponses aux questions qu’elles peuvent se poser sur cet examen de prévention et de pouvoir décider en toute conscience si elles souhaitent y participer.

Des messages clairs, simples et efficaces

Pour cela, l’institut a mis au point un dispositif de partage de vidéos , accessible depuis la page d’accueil de son site. Chacune d’entre elles – d’environ une minute –, répond de façon simple et claire à une question portant sur le dépistage du cancer du sein. Les femmes peuvent ensuite les partager sur leurs propres réseaux et échanger avec leur entourage proche (sœur, amie, mère…). A travers ce format, « des éléments très pratiques comme les modalités du dépistage, les examens réalisés, la fréquence, mais aussi des points plus spécifiques sur les bénéfices et les limites du dépistage sont rappelés et clarifiés », indique l’Inca. Des informations « A savoir » et « Idée reçue » extraites de la plateforme web sont également relayées. L’Inca met aussi à la disposition des internautes, un dépliant ainsi qu’un livret téléchargeables.

Améliorer le dépistage

Par cette campagne, l’Inca espère inverser la donne et augmenter notamment le nombre de participantes au dépistage organisé. « En 2017, seules 49,9 % ont répondu positivement à l’invitation reçue, rappelle-t-il. Un taux bien en deçà du seuil de 70 % de participation préconisé dans le référentiel européen*, et qui confirme la baisse amorcée en 2015 et 2016. » L’institut souligne par ailleurs que « le cancer du sein est à la fois le plus fréquent et le plus mortel chez la femme. Chaque année, 59 000 nouveaux cas sont détectés et près de 12 000 femmes en décèdent ». Il rappelle que lorsqu’il est détecté tôt, les chances de guérison sont plus grandes, les traitements et les séquelles moins lourds. « Aussi, cinq ans après le diagnostic, quatre-vingt-dix-neuf femmes sur cent sont toujours en vie lorsque le cancer du sein est diagnostiqué à un stade précoce ; elles ne sont que vingt-six sur cent lorsque qu’il est détecté à un stade avancé », précise-t-il.

* European Communities, European guidelines for quality assurance in breast cancer screening and diagnosis, 4e édition – 2006.

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