Calendrier vaccinal : de nouvelles recommandations

, par  Léa Vandeputte

Au cœur de la Semaine mondiale de la vaccination, qui se déroule du 24 au 30 avril, le ministère de la Santé a publié un nouveau calendrier vaccinal. Celui-ci comporte plusieurs nouveautés concernant la tuberculose, le méningocoque C, le papillomavirus ou encore les infections à pneumocoque.

Le ministère de la Santé a rendu public, le 25 avril, le « Calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales 2017 », qui présente plusieurs changements. Cette publication intervient au cours de la Semaine mondiale de la vaccination, qui se déroule cette année du 24 au 30 avril. Créée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cette campagne de santé publique est relayée dans plus de deux cents pays. Son objectif est de « promouvoir l’utilisation des vaccins pour protéger de la maladie les personnes de tout âge », indique l’organisation sur son site.

Adapter la lutte contre les maladies infectieuses

Parmi les principales nouveautés du calendrier 2017, le vaccin BCG, destiné à lutter contre la tuberculose, est désormais proposé aux jeunes enfants au cours du deuxième mois, à l’exception des nouveau-nés de Guyane et de Mayotte, pour lesquels la vaccination est recommandée avant la sortie de la maternité. L’âge de la première vaccination contre le méningocoque C, qui peut être responsable de méningites ou de septicémies, est abaissé à 5 mois, contre 1 an auparavant. La vaccination contre les papillomavirus humains est, quant à elle, disponible pour les hommes homosexuels jusqu’à l’âge de 26 ans. Chez les jeunes filles et les jeunes femmes non vaccinées antérieurement, il est préconisé d’utiliser le vaccin qui protège contre neuf souches de papillomavirus (contre quatre pour la précédente recommandation). L’objectif est de prévenir les cancers de la sphère génitale favorisés par ces virus, ainsi que certains cancers ORL comme celui des amygdales, de la base de la langue ou de la cavité buccale.
Par ailleurs, le calendrier 2017 simplifie les recommandations vaccinales contre les infections à pneumocoque pour les individus âgés de 5 ans et plus. Les préconisations pour ceux qui ont été en contact avec un cas de varicelle sont également précisées. Enfin, des schémas de vaccinations alternatifs sont proposés, compte tenu des difficultés d’approvisionnement rencontrées pour certains vaccins (notamment le BCG et les vaccins contre la coqueluche et les hépatites A et B).
Toutes ces nouveautés ont été reportées sur le site Vaccination-info-service.fr afin de permettre aux Français de s’informer facilement.

Un Français sur deux est à jour

Si le Baromètre santé 2016 indique que 75 % de la population est favorable à la vaccination, un sondage réalisé par le site Mondocteur.fr entre le 12 et le 20 avril dernier auprès de 1 124 personnes révèle, lui, que seul un Français sur deux est à jour de ses vaccins. Les femmes se montrent un peu plus sérieuses dans ce domaine (56 %) que les hommes (50 %). Plus inquiétant, 34 % des patientes et 43 % des patients ignorent s’ils doivent effectuer un rappel. Ces oublis s’expliquent en partie par le fait que 81 % des femmes et 73 % des hommes interrogés ont égaré leur carnet de santé.
La sensibilisation à la vaccination reste donc indispensable, d’autant que certaines maladies infectieuses, qui avaient été oubliées, font leur retour dans notre pays. Le nombre de cas de rougeole, notamment, a triplé au cours du premier trimestre 2017 par rapport à la même période l’année dernière (lire notre article du 20 avril). Pour éviter une épidémie de grande ampleur et limiter les risques de complications, Santé publique France recommande une seule solution : le vaccin.

DOSSIERS

Autisme : Quelle prise en charge aujourd’hui en...

Autisme : Quelle prise en charge aujourd’hui en France ?
Manque de structures adaptées et d’informations, faible coordination entre les différents intervenants, discours contradictoires de professionnels, absence d’interlocuteur unique au sein du système de soins… En France, malgré trois plans (...)

Plastiques, cosmétiques, alimentation…

Les perturbateurs endocriniens font désormais partie de notre environnement quotidien. Problème : ces molécules sont rendues responsables de malformations génitales, de pubertés précoces et de diminution de la fertilité. On les soupçonne également de jouer un rôle dans le développement de l’obésité, du (...)

Ils sont 11 millions à aider un parent...

Ils sont 11 millions à aider un parent dépendant, un conjoint malade, un enfant ou un adolescent handicapé. « Ils », ce sont les aidants. Présents au quotidien auprès de leur proche, ils sont porteurs des valeurs de solidarité et d’entraide, mais doivent pourtant faire face à de nombreuses difficultés. (...)

Les pouvoirs de la méditation

Depuis que je médite, je sens vraiment un changement, confie Isabelle. Dire que ça a changé ma vie serait un peu exagéré, mais je suis tout de même beaucoup plus calme, je prends davantage de recul sur les événements de ma vie et j’arrive à mieux me concentrer au bureau.  » Cela fait bientôt deux ans que (...)

ARTICLES RÉCENTS