C’est un fait, chacun d’entre nous peut en...

, par  Mutuelle Mucs

Le mot du président

C’est un fait, chacun d’entre nous peut en prendre conscience : le système de santé de notre pays se fragilise. De quasi-déserts médicaux apparaissent en zones rurales, mais aussi, de plus en plus, dans des territoires urbains. On devine les dégâts sanitaires des délais d’attente – souvent de plusieurs mois – pour consulter tel ou tel spécialiste, ou même son généraliste. Les files d’attente des urgences hospitalières ne sont pas plus rassurantes.
Cette raréfaction de l’offre de santé se combine avec l’augmentation du reste à charge, liée à la baisse du financement de l’Assurance maladie. Sans parler des blocages, il est vrai plus temporaires, de professionnels de santé qui refusent l’extension du tiers payant au nom de l’exercice libéral de la médecine… pour ne pas dire du libre dépassement d’honoraires.
C’est dans ce contexte, ou l’on attend plus des complémentaires santé, que, depuis plusieurs années, la politique publique tend à réduire leur marge de manœuvre : taxation accrue – certes, pour financer l’assurance maladie obligatoire –, plafonnement des contrats pour obtenir une baisse concurrentielle des tarifs, etc. Tel est l’un des constats dressés par le rapport préparatoire du congrès de la Fédération nationale de la Mutualité française.
Bien entendu, il n’appartient pas à la Mucs de relever seule un tel challenge. Néanmoins, les solutions débattues au sein du mouvement mutualiste rejoignent, toute proportion gardée, la stratégie engagée par la mutuelle : élargir l’offre pour répondre aux attentes des adhérents face à un système de santé en potentielle régression.
Au-delà de son offre de prévoyance, qui prend le relais de la complémentaire santé pour certains risques lourds, la Mucs aura à diversifier sa gamme de services santé. L’une de ses futures priorités devrait recouvrir ce qui participe à l’amélioration de l’accès aux soins. Elle pourrait par exemple soutenir de nouveaux dispositifs de télédiagnostic pour réduire les délais d’attente. Une démarche difficile, car elle suppose de s’ancrer dans des réseaux territoriaux.
C’est pour anticiper ce défi que la Mucs entend travailler, dès 2015, dans le cadre de partenariats qui constituent la raison d’être du monde mutualiste.

 

Jacques Landriot, président de la Mucs

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