Bordeaux 2015 : temps forts de la 86e AG MIP

, par  Mutuelle de l’Industrie du Pétrole

C’est à Bordeaux, le jeudi 28 mai 2015, que s’est tenue la 86e assemblée générale MIP. Compte rendu des travaux.

Catherine Couret, présidente régionale MIP Atlantique, a accueilli les délégués MIP le 28 mai, à Bordeaux, pour la 86e assemblée générale.
En préambule aux travaux, Philippe Fraile-Martin, conseiller municipal à la mairie de Bordeaux, a effectué la première intervention : « Je suis très heureux d’être parmi vous. Il était absolument essentiel d’être ici présent lors de votre manifestation dans notre belle ville. Vous l’avez certainement mesuré. C’est effectivement une grande fierté pour notre ville de vous accueillir, et c’est le message qu’Alain Juppé souhaitait vous faire passer. Bordeaux bénéficie d’un rayonnement de plus en plus important et reconnu au niveau international, avec ses grands vins, son port, ses illustres écrivains et son architecture tout à fait singulière du XVIIIe siècle, dont la rénovation, depuis plusieurs années, a permis d’embellir la ville dans le contexte du réaménagement à la fois du fleuve, des quais et d’un certain nombre de quartiers.
C’est donc un renouveau tout à fait spectaculaire que Bordeaux connaît. Elle est aussi au cœur d’un réseau de transports très dense : de grands axes routiers, un grand port maritime, un aéroport international et la fameuse gare Bordeaux-Saint-Jean européenne, qui permettra, avec la construction de la ligne à grande vitesse (LGV) de rejoindre Paris en deux heures.
Se tournant vers le futur, Bordeaux apparaît aussi comme un pôle universitaire et de recherches majeur sur lequel un investissement a été fait dans le secteur des hautes technologies, en particulier dans les domaines du laser, du spatial et de l’aéronautique, au sein desquels notre présence est incontournable, l’ensemble des entreprises de ce secteur s’étant repositionnées sur la ville de Mérignac.
Aujourd’hui, Bordeaux compte parmi les communes les plus attractives et les plus dynamiques de la France, et c’est un des centres touristiques les plus importants de l’arc atlantique, classé depuis le 28 juin 2007 au patrimoine mondial de l’Unesco. Après avoir été consacrée “destination touristique exceptionnelle de France” l’an dernier, elle vient d’obtenir le label “­meilleure destination européenne”, devant la capitale portugaise, Lisbonne. C’est dire si Bordeaux, par sa politique d’aménagement et d’équipement, a pu gagner ce label grâce à sa culture, à son style et à son élégance.
J’ajouterai le simple vœu que l’intensité de vos travaux aujourd’hui et demain vous laisse le temps et le loisir de profiter de Bordeaux, de sa gastronomie, de son vin et de l’ensemble de ses équipements et de ses quartiers, qui en font un espace et un lieu de vie où, comme une récente enquête au niveau national l’a montré, il fait bon vivre. »

Patrick Ollivier, président de la Mutualité régionale Atlantique, est ensuite intervenu et a fait une rapide présentation de l’union régionale : « Je suis comme vous un adhérent, un militant du mouvement mutualiste. L’union régionale Aquitaine, c’est, bien sûr, les cinq départements de la région. Les activités sont assez traditionnelles. Nous les avons organisées en deux axes : le premier est déterminé par les relations et les orientations qui nous sont données par la Fédération nationale de la Mutualité française et le second relève d’un plan stratégique régional de travail que nous nous sommes donné pour une durée de trois ans, à savoir la mandature du conseil d’administration. »
Après avoir également évoqué deux pistes d’avenir de l’union régionale, il a souhaité d’excellents travaux à l’assemblée.
René Martin, président du Pavillon de la mutualité, a fait un bref historique du Pavillon : il s’agit d’« un réseau sanitaire et social qui a été créé en 1921 par soixante-dix mutuelles, à l’époque des sociétés de secours mutuels, et qui a vu naître l’union mutualiste de la Gironde. En 1924, les premières œuvres sont trois pharmacies. Aujourd’hui, le panel des œuvres s’est considérablement élargi pour offrir une offre complète et diversifiée à tous nos adhérents, avec un pôle ophtalmologique, des centres d’optique, un centre de santé, une maison de retraite, des cliniques, des pharmacies et des cabinets dentaires ».
Pour conclure, il a tenu à remercier tout particulièrement Catherine Couret, qui siège pour MIP au sein du conseil d’administration du Pavillon, pour tout le travail et tout ce qu’elle apporte à longueur d’année, ainsi que l’assemblée MIP, qui fait partie des vingt-cinq mutuelles gérant le Pavillon. Il a enfin souhaité ­travail et longue vie à la mutuelle.
Catherine Couret, présidente régionale MIP Atlantique, est intervenue à son tour, a remercié les intervenants et précisé qu’à cette occasion une subvention de 19 458 euros sera remise au Pavillon de la mutualité. « C’est un plaisir et un honneur de vous accueillir à Bordeaux pour la 86e assemblée générale de notre mutuelle. Que vous dire aujourd’hui que vous ne sachiez déjà ? Les mutuelles traversent depuis plusieurs années une zone de fortes turbulences. Il y a eu la réforme de la fiscalité avec une hausse sans précédent de taxes ; il y a eu la généralisation de la complémentaire santé que nous réclamions lors de notre congrès de 2012 à Nice – un véritable tsunami –, qui bouleverse complètement le modèle économique de la couverture complémentaire santé ; également, la réforme pas totalement satisfaisante des contrats responsables et solidaires, qui réglemente fortement les garanties ; il y a eu aussi la réforme de mise en concurrence de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS), et, enfin, il y a bien sûr les nouvelles exigences de Solvabilité II. Alors, que se passe-t-il aujourd’hui ? Les mutualistes subissent, nous ne sommes pas entendus, les mutuelles souffrent, se cherchent et se rencontrent parfois, certaines fusionnent, d’autres se séparent, certaines s’interrogent sur leur mission… Nous nous demandons tous quelle direction prendre. Quelle direction adopter pour sortir de la turbulence, pour retrouver un environnement plus clément et poursuivre notre mission. La force de notre mutuelle, ce sont ses valeurs et ses spécificités, qui ont prévalues à sa création il y a quatre-vingt-six ans. Je parle d’abord de la solidarité, bien évidemment, mais aussi de la non-lucrativité, de la démocratie et de la proximité, qui furent des valeurs fondatrices.
Personnellement, je ne crois ni au gigantisme ni au centralisme. Certes, nous devons nous adapter à un environnement compliqué et changeant, mais sans nous renier. Nous sommes performants tant sur le plan économique que social. Nous cherchons à innover et à diversifier notre activité pour offrir de nouveaux services. J’ai confiance en notre direction et en nos équipes motivées, que je tiens à remercier vraiment.
Nous sommes membres de l’économie social et solidaire, nous avons des valeurs et nous nous devons de les incarner. Enfin, attention à ce que, dans cette période compliquée pour nous tous, des intérêts particuliers ne fassent pas voler en éclats ce qui devrait faire la force de notre mutuelle : son unité. »

C’est en ces termes, après avoir remercié l’assemblée, que Catherine Couret a conclu son allocution.
Puis, avec 52 916 voix portées par cinquante délégués, le président de MIP, Georges Renouard, ouvrait la 86e assemblée générale, après avoir également remercié les nouveaux délégués de leur présence.

Résultat des élections

• Résultats des élections au poste d’administrateur, premier collège, premier scrutin, premier tour : administrateurs représentant les sociétés membres honoraires, cinq sièges à pourvoir
Henri Gruhier, Olivier Robinet, Nagib Benchecroun, Bernard Dalphinet et Renaud De Gabory ont été élus.
• Deuxième collège, premier scrutin, premier tour : section régionale Ile-de-France-Centre, trois sièges à pourvoir
Jean-Claude Jolly, Maria-Luisa Ramos et Daniel Bouchon ont été élus.
• Section régionale Normandie-Nord-Est : trois sièges à pourvoir
Daniel Lavieville, Jean-Paul Lepileur et Georges Renouard ont été élus.
• Section régionale Grand Sud-Est : trois sièges à pourvoir
Eric Ferber, Laurent Decalf et Fabrice Diehl ont été élus.
• Section régionale Atlantique : trois sièges à pourvoir
Annie Aillet, Jean-Claude Bibe et Catherine Couret ont été élus.
• Deuxième collège, deuxième scrutin, premier tour
Narany An, Dominique Brulin et Alain Delamare ont été élus.

Rapport de gestion

Présenté par le trésorier général, Bernard Dalphinet, le rapport de gestion, temps fort de l’AG, reflète la situation de notre mutuelle.
L’assemblée générale a ensuite voté les perspectives 2015-2016 qui lui ont été présentées. A 100 % des voix, elle a approuvé ces rapports, ainsi que les comptes tels qu’ils ont été présentés et arrêtés.

Action sociale

Autre thème à l’ordre du jour : l’action sociale, abordée par Alain Delamare, vice-président. En 2014, un budget de 561 903 euros y a été consacré. Pour l’exercice 2016, l’assemblée générale a fixé, avec 97,9 % des voix, à 700 000 euros le budget du fonds d’action sociale et de prévention.

Stratégie, partenariats, action commerciale, évolutions d’organisation

Michel Lagrange, directeur général MIP, s’est ensuite exprimé : « Le premier axe de stratégie qui avait été défini à Rueil-Malmaison concernait le développement interne. Sur ce thème, j’ai le plaisir de vous présenter une équipe nouvelle. D’abord, ceux qu’on appelle les fonctionnels, avec deux fonctions clés de toute entreprise du métier de l’assurance. » Il a invité Olivier Grelet et Raouf Zaoui à venir se présenter et à faire part de leur expérience, de leurs compétences et de leur contribution à MIP et au GIE Groupe nation. « Bien entendu, une mutuelle se doit de chercher efficacement de nouveaux adhérents. Pour ce faire, nous avons décidé de créer une direction commerciale. »
Xavier Guignart, directeur commercial, a été invité à présenter son équipe.
Après avoir indiqué les quatre pôles d’activités autour desquels va se structurer l’action commerciale, il a présenté Sophie Andrée Derenne, chargée de la partie « grands comptes », et Jean-Loup Evrard, directeur « activité MPGS ».
« Cette organisation doit permettre une plus grande fidélisation des clients, en s’appuyant sur une offre, collective et individuelle, de produits et de services adaptée, qui répond au contexte du marché. Elle doit aussi privilégier une croissance basée sur la rentabilité plutôt que sur le volume », a conclu Xavier Guignard, en précisant qu’un développement de qualité sera la priorité.
Michel Lagrange a continué en développant les aspects stratégie et partenariat : « Ce que nous allons faire avec cette équipe, c’est une nouvelle analyse des secteurs de développement. Xavier a abordé l’organisation mise en place de façon à couvrir un champ assez large, en ayant à la fois une spécialisation et une complémentarité. Nous allons réaliser d’ici à la fin de l’année une approche plus pratique, plus terrain, en nous positionnant sur certains secteurs plutôt que d’autres.  »
Deuxième axe stratégique : le développement du GIE Groupe nation, par la négociation de la réintégration de la gestion de certains partenaires MPGS et les contacts avec des mutuelles et des institutions de ­prévoyance (IP).
Michel Lagrange a poursuivi son intervention en abordant le partenariat avec Humanis : « Dans le cadre du partenariat avec Humanis, nous avons mis en œuvre des tests avec Itélis. Il serait envisageable d’étendre cette utilisation à compter du 1er janvier 2016. L’assistance peut également être mise en œuvre, en fonction des négociations qui sont en cours, puisqu’Humanis souhaite redéfinir le cadre de son assistance. »
Il a également sensibilisé l’assemblée sur le fait qu’il convient d’être prudent, car « gagner des fonds propres, c’est long, mais en perdre peut être très rapide ».

Environnement réglementaire

« Un point nous touche tout particulièrement : les contrats responsables. Nous ne reviendrons pas sur les spécificités des contrats responsables telles que les lunettes tous les deux ans, le CAS (contrat d’accès aux soins, NDLR) et le non-CAS etc., des règles dont j’ai déjà eu l’occasion de vous entretenir et dont vous entendrez encore parler, puisqu’elles continuent à se préciser.
Aujourd’hui, les entreprises ont deux options : attendre que ce soit stabilisé pour faire la mise en conformité, soit jusqu’au 1er janvier 2018, ou le faire maintenant. Ce sont des choix stratégiques.
Dans ce contexte, notre position est de veiller à conseiller les entreprises, de façon à ce qu’elles ne risquent pas de mettre en cause les avantages sociaux et fiscaux. Et j’ai pu constater que le niveau de conseil est parfois hétérogène sur ce sujet.
Nous, nous pensons que le point essentiel est d’éviter que les entreprises se trouvent redressées sur le sujet, car on parle dans ces cas-là de montants extrêmement importants. »

Sur le point opérationnel, cela se traduit par :
• la refonte de l’ensemble des grilles et la mise en conformité des nouvelles gammes et des affaires nouvelles ;
• les développements informatiques nécessaires, tout en veillant à maintenir notre qualité de gestion ;
• une information préalable, avec une première vague en septembre-octobre et une deuxième en fin d’année.
Deux sujets pourraient suivre : il s’agit de l’évolution des remboursements pour les affections de longue durée (ALD) et des aspects opérationnels de la mise en œuvre du tiers payant généralisé.

Les modifications statutaires

« Le point sur les modifications statutaires est extrêmement simple cette année, a annoncé Michel Lagrange, et ces modifications prendront effet au 1er janvier 2016. Pourquoi ? Parce que toute modification de nos statuts ou règlements mutualistes qui serait effectuée avant le 1er janvier 2016 pourrait remettre en cause le caractère respon­sable des contrats que nous avons mis en place au 1er janvier 2015. Nos contrats au 1er janvier 2015 sont responsables dans le cadre de l’ancien système, mais dès que nous modifions les textes, les nouveaux contrats doivent être conformes aux nouveaux critères des contrats responsables. »
Cette résolution a été votée à 95,1 % des voix.
Après un certain nombre d’interventions et de débats, le président, Georges Renouard, s’est félicité de la progression de la parité au sein du conseil d’adminis­tration et clôturé cette 86e assemblée générale de MIP.

 

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