Les bienfaits de la sieste

, par  Léa Vandeputte

Avoir un « coup de mou » ou « piquer du nez » en début d’après-midi est tout à fait normal, « c’est physiologique », assure le docteur Joëlle Adrien, présidente de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV). C’est donc le moment idéal pour faire une sieste, mais attention, pas n’importe comment. « Elle doit être courte, entre dix et quinze minutes, pour ne pas entrer dans une phase de sommeil profond et avoir du mal à s’éveiller, prévient le médecin. Il faut s’installer confortablement. On peut s’allonger sur son lit, mais il vaut mieux éviter que les conditions, lumineuses notamment, soient les mêmes que lors du sommeil nocturne. Ceux qui n’arrivent pas à se réveiller doivent programmer leur réveil pour qu’il sonne au bout de quinze minutes. En revanche, les personnes qui ont une dette de sommeil importante ou qui travaillent en horaires décalés peuvent faire des siestes plus longues. » Une fois toutes ces conditions réunies, il ne reste plus qu’à se détendre et à profiter des bienfaits de la sieste : elle réduit les effets négatifs du manque de sommeil et permet d’être plus vigilant. « Nous militons pour que la sieste soit possible dans le milieu du travail, ajoute Joëlle Adrien. En effet, le manque de sommeil a une incidence non seulement sur la santé, mais aussi sur l’absentéisme, la consommation de produits de santé ou encore sur les accidents domestiques et les accidents du travail. La sieste permet de limiter ces impacts négatifs. »

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