Allergies : les pollens font leur retour

, par  Isabelle Coston

Le printemps est là. C’est une bonne nouvelle pour les amateurs de sorties nature, mais moins pour ceux – nombreux – qui sont allergiques au pollen. Pour eux, l’arrivée des beaux jours signifie aussi rhinites, éternuements, démangeaisons, yeux rouges ou encore crises d’asthme…

Avec le printemps, les pollens font leur retour. Les 20 à 30 % de Français qui souffrent chaque année de pollinose, appelée également rhume des foins, doivent donc se préparer à sortir leurs mouchoirs. L’hiver 2019 ayant été relativement doux dans l’Hexagone, la pollinisation des plantes est arrivée précocement, dès la fin du mois de février, et elle bat actuellement son plein. Pour suivre ce phénomène naturel qui consiste pour les végétaux mâles à féconder les fleurs femelles, grâce au vent qui transporte leurs pollens, le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA), a actualisé, vendredi 22 mars, sa carte des régions concernées. Car les quantités de pollens produites et les périodes de fécondation varient selon les espèces. Parmi les plus allergisants, c’est-à-dire ceux qui disséminent beaucoup de pollens, on compte les bouleaux, les noisetiers, les aulnes, les cyprès ou encore les graminées. Si les noisetiers et les aulnes ont terminé leur floraison et ne gêneront plus les personnes souffrant d’allergies, ces dernières ne sont pas pour autant tirées d’affaire.

Le Sud, le plus touché

« Les pollens de platanes sont présents dans le sud avec un risque d’allergie de niveau faible. Les pollens de bouleau arrivent sur la France et les allergiques doivent redoubler de prudence », prévient le RNSA. « Autour de la Méditerranée le risque est actuellement de niveau très élevé pour les pollens de cyprès », indique l’organisme chargé de mesurer le niveau des pollens en France, avant d’ajouter que : « Sur le reste de la France ce sont essentiellement les pollens de peuplier, de saule, de frêne et de charme qui sont responsables d’un risque d’allergie de niveau faible. » C’est le sud de la France qui connaît pour l’instant la plus forte propagation de pollens. Le RNSA a en effet placé onze départements du Sud-Est en vigilance rouge, qui sont donc en « risque allergique très élevé ». En Nouvelle-Aquitaine six départements, la Gironde, le Lot-et-Garonne, les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, la Corrèze et la Haute-Vienne sont en vigilance orange, synonyme de risque élevé. Ailleurs en France, le risque allergique est globalement jugé moyen. Le RNSA met aussi en garde les personnes sensibles contre la concentration de pollens d’aulnes dans l’air, qui « va grimper jusqu’à un niveau élevé ».

Comment se prémunir des allergies aux pollens ?

Pour éviter d’être trop incommodé par cette diffusion de pollens dans l’atmosphère, quelques précautions doivent être prises. Il faut bien entendu éviter de trop s’exposer en pleine journée dans les endroits ou les arbres pollinisateurs sont présents (parcs et forêts), renouveler l’air de sa maison plutôt le matin tôt ou le soir, ne pas étendre son linge dehors et laver ses cheveux et ses vêtements dès qu’ils sont susceptibles d’avoir été en contact avec des pollens allergisants. Il est aussi conseillé de se rincer régulièrement le nez avec de l’eau tiède ou du sérum physiologique et au besoin, de se procurer des médicaments antihistaminiques, vendus librement en pharmacie. Si les problèmes persistent, on peut aussi s’adresser à un médecin allergologue pour qu’il établisse un processus de désensibilisation. Le RNSA met par ailleurs gratuitement à disposition (sur Google Play ou sur l’App store) Alertes pollens, une application qui vous informe en temps réel des risques allergiques selon les départements.

SUR LE MÊME SUJET

DOSSIERS

Quand les bactéries résistent aux antibiotiques

L’antibiorésistance constitue aujourd’hui l’une des plus graves menaces qui pèsent sur la santé mondiale. De plus en plus d’infections bactériennes deviennent difficiles à traiter car les médicaments perdent de leur efficacité. Chacun peut être touché, quel que soit son sexe, son âge ou son pays (...)

SOULAGER la douleur de l’enfant

Longtemps sous-estimée, voire totalement négligée, la prise en charge de la douleur chez l’enfant s’est beaucoup améliorée au cours des vingt dernières années. Elle reste cependant encore très inégale et trop souvent réduite à une simple prise de médicaments. Or, que ce soit en ville ou à l’hôpital, une (...)

Cuisiner, c’est bon pour la santé

Choisir des produits sains et se préparer à manger plutôt que recourir à des plats industriels est un moyen simple de préserver sa santé, d’autant qu’il n’est pas nécessaire d’être un véritable cordon-bleu pour se faire du bien. Cuisiner est aussi un formidable moyen de partager : faire découvrir aux (...)

Vivre avec la maladie de Parkinson

Avec plus de 200 000 personnes touchées en France, la maladie de Parkinson­ est l’affection neurodégénérative la plus fréquente après l’alzheimer. Elle évolue lentement, se manifeste parfois par des tremblements, mais surtout par des difficultés à effectuer des gestes et constitue ainsi une cause de (...)

ARTICLES RÉCENTS