Alimentation et activité physique : les bases du bien-être et de la santé

, par  Aliisa Waltari

Chacun sait qu’une alimentation variée et une activité physique régulière sont indispensables au bien-être psychologique et à la santé. Pourtant, avec les polémiques nutritionnelles, les scandales alimentaires, le marketing agressif de l’industrie agroalimentaire, les régimes qui se succèdent et se contredisent ou encore les sports « à la mode », difficile de s’y retrouver. Que faut-il éviter, comment bien se nourrir et garder la ligne pour préserver sa santé ? Retour sur les fondamentaux d’une hygiène de vie saine, histoire de repartir du bon pied.

Variée et équilibrée, la nourriture nous maintient en bonne santé et limite les risques de développer certaines maladies. Encore faut-il qu’elle soit saine et de bonne qualité. « La première chose à savoir, c’est que moins notre alimentation est transformée, mieux ça vaut, explique Laurent Chevallier, chef de l’unité nutrition à la clinique du Parc à Castelnau-le-Lez et président de la commission alimentation du Réseau environnement santé (RES). Enormément de produits industriels contiennent des additifs chimiques. Or, l’organisme n’est pas programmé pour les reconnaître et cela crée des troubles digestifs, une modification du métabolisme et de la flore intestinale. » Ajoutés aux sodas, très riches en sucres, ou aux boissons light, qui contiennent des édulcorants dont les effets cancérigènes ont été démontrés sur les rats, ces aliments favorisent le développement de l’obésité, du diabète et des maladies cardiovasculaires. Même si la qualité de ces produits s’est améliorée depuis une dizaine d’années, notamment avec le bio, certains restent particulièrement gras, sucrés et salés. Ils doivent donc rester exceptionnels.

Les repères à suivre

Le slogan « Cinq fruits et légumes par jour » a sensibilisé les consommateurs aux bienfaits des végétaux. Ceux-ci fournissent les nutriments indispensables à la santé de l’organisme (vitamines, antioxydants, fibres) et permettent de lutter contre les pathologies cardiovasculaires et le diabète, notamment. Avec une banane le matin, des endives et des tomates à midi, une poire au goûter et une soupe le soir, le compte est bon ! L’idéal est de les varier au maximum et de les consommer crus ou cuits en alternance.
La viande, le poisson, les produits de la mer et les œufs sont quant à eux de grands pourvoyeurs de protéines. On trouve également celles-ci dans les fruits, les légumes et surtout dans les légumineuses (fèves, lentilles, haricots et pois secs). Le Programme national nutrition santé (PNNS) conseille d’en consommer une ou deux fois par jour, environ 150 grammes par portion. Certains nutritionnistes recommandent toutefois de limiter la viande rouge. « On en a besoin, parce qu’elle nous apporte des protéines de bonne qualité, mais aussi du fer et de la vitamine B12, explique le docteur Chevallier. Cependant, 400 grammes par semaine suffisent. Trop manger de viande rouge, c’est favoriser les maladies cardiovasculaires. » Pensez à alterner avec du poisson et des fruits de mer, riches en acides gras oméga 3, utiles à la santé du cerveau.
Enfin, ne négligez pas les féculents (pain, céréales, pâtes, riz…), qui apportent des glucides essentiels à l’énergie, ni les produits laitiers, surtout pour la vitamine D. « Le calcium, on l’élimine très rapidement. Et puis il y en aussi dans les fruits et les légumes. Les recommandations de trois produits laitiers par jour sont excessives. On n’a pas besoin d’en manger autant. » Une portion par jour suffirait largement.

De l’activité physique régulière, mais pas forcément intensive

Il est essentiel de compléter cette hygiène alimentaire par de l’activité physique. Bouger régulièrement est un élément déterminant pour la santé et le bien-être général. Cela permet de lutter contre le stress, de rester en forme et d’entretenir le tonus tout en limitant la prise de poids. On sait désormais qu’une pratique régulière diminue le risque de pathologies comme les maladies cardiovasculaires, l’hypertension artérielle, les cancers ou le diabète. Bien que nos modes de vie sédentaires ne favorisent pas cette activité physique, il est toujours possible de l’intégrer dans sa vie quotidienne. L’équivalent de trente minutes de marche rapide par jour suffit. L’essentiel est surtout de bouger un peu chaque jour, par exemple en prenant les escaliers au lieu de l’ascenseur, en descendant un arrêt de bus plus tôt et en effectuant les trajets à pied au lieu de prendre sa voiture. Tout cela en pratiquant un sport un peu plus soutenu le week-end.

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