Les lentilles, qui ont elles aussi beaucoup progressé, corrigent la myopie (dans 80 % des cas), l’astigmatisme, l’hypermétropie et la presbytie (grâce aux lentilles progressives), y compris lorsque ces troubles sont associés. Et grâce à de nouvelles lentilles dont la géométrie a été conçue pour aplatir la partie centrale de la cornée, il est même possible de se « débarrasser » de sa myopie en dormant ! Portées durant le sommeil (elles sont fines et flexibles, donc confortables), elles remodèlent la cornée progressivement (une bonne vision est obtenue après deux ou trois nuits, en moyenne) et permettent ainsi de corriger la myopie ou l’astigmatisme de façon provisoire (l’effet est réversible à l’arrêt du port nocturne). Une solution alternative pour les myopes (myopie inférieure à 4 dioptries) qui ne souhaitent pas porter de lunettes ou de lentilles durant la journée, mais qui hésitent à se faire opérer.
Les lunettes, outil traditionnel de correction visuelle, ont gagné en légèreté grâce à de nouveaux matériaux et sont même devenues un accessoire de mode. Les verres ont eux aussi bénéficié des progrès technologiques. Les plus révolutionnaires ? Les progressifs, qui « fusionnent » verres pour voir de loin et verres pour voir de près et ont ainsi détrôné les fameux « double foyer » (verres bifocaux). Autre nouveauté à souligner : l’utilisation de la photochromie.
Les verres progressifs : bien voir de près comme de loin, c’est la promesse de ces verres. Ils se caractérisent par différentes zones optiques : une zone de vision de loin, une de progression et une de vision de près. Différentes géométries sont proposées
par les fabricants, suivant la vision
que l’on désire privilégier
(de loin, de près ou intermédiaire) ou encore suivant la forme et la taille de la monture que l’on choisit.
Les verres mi-distance : ils ne permettent pas de voir net de loin, mais étendent significativement
le champ de vision de près
(plus 40 % par rapport à un simple verre de lecture). Ils sont indiqués
pour les jeunes presbytes, pour ceux qui travaillent sur écran et pour les porteurs de lunettes demi-lune.
Les verres transition : ces verres photochromiques, qui sont clairs, changent de teinte en fonction
de la luminosité et donc de l’intensité des rayons ultraviolets (UV).
Ils bloquent 100 % des UV nocifs
et réduisent l’éblouissement.
Ils apportent une vision saine n’importe où et à n’importe quel moment.
Les lentilles, qui ont elles aussi beaucoup progressé, corrigent la myopie (dans 80 % des cas), l’astigmatisme, l’hypermétropie et la presbytie (grâce aux lentilles progressives), y compris lorsque ces troubles sont associés. Et grâce à de nouvelles lentilles dont la géométrie a été conçue pour aplatir la partie centrale de la cornée, il est même possible de se « débarrasser » de sa myopie en dormant ! Portées durant le sommeil (elles sont fines et flexibles, donc confortables), elles remodèlent la cornée progressivement (une bonne vision est obtenue après deux ou trois nuits, en moyenne) et permettent ainsi de corriger la myopie ou l’astigmatisme de façon provisoire (l’effet est réversible à l’arrêt du port nocturne). Une solution alternative pour les myopes (myopie inférieure à 4 dioptries) qui ne souhaitent pas porter de lunettes ou de lentilles durant la journée, mais qui hésitent à se faire opérer.
Dès 3 semaines, les bébés peuvent porter
des lentilles. Celles-ci, prescrites notamment en cas
de cataracte congénitale ou traumatique, sont rigides et ultra-perméables.
A partir de 3 ans, elles sont préférables aux lunettes pour aider le développement visuel de l’enfant lorsqu’il y a, par exemple, une différence importante entre les deux yeux ou un défaut visuel majeur
en progression.
Après 8 ans, les enfants préfèrent les lentilles
aux lunettes pour des raisons esthétiques ou pratiques (parce qu’ils font du sport, par exemple). Pas d’inquiétude : les études montrent qu’ils savent très bien « gérer » leurs lentilles. Ils les manipulent sans problème et en assurent très facilement l’entretien, surtout lorsque celui-ci est simplifié
avec une solution multifonction.
La cornée, première « lentille » de l’œil, est constituée de plusieurs couches ayant chacune un rôle précis dans la transparence cornéenne et dans la qualité de la vision. Les greffes permettent de traiter chirurgicalement toutes les pathologies qui retentissent sur cette transparence ou cette fonction visuelle (déformation de la cornée, dite kératocône, par exemple). Et là encore, les progrès sont notables : « Auparavant, on enlevait toute la cornée, ce qui nous faisait perdre l’architecture de l’œil et nous exposait à des rejets, se souvient le professeur Denis, chef du service d’ophtalmologie de l’hôpital de la Croix-Rousse, à Lyon. Avec l’amélioration des techniques chirurgicales, on peut actuellement greffer non pas la cornée entière, mais certaines parties seulement, et ce sans danger. » Le greffon provient du don d’organes, comme toute greffe, et les délais d’attente varient de trois à six mois, voire plus si une compatibilité avec le greffon doit être observée.
La loi permet aux opticiens-lunetiers, dans le cadre d’un renouvellement, d’adapter les prescriptions médicales initiales de verres correcteurs datant de moins de trois ans, à l’exclusion de celles établies pour les jeunes de moins de 16 ans et sauf opposition du médecin. L’ophtalmologiste peut en effet limiter ou s’opposer au renouvellement avec adaptation des lunettes, dans des situations particulières qui nécessitent un suivi rapproché : troubles sévères de la réfraction, troubles associés à une pathologie ophtalmologique (glaucome, atteinte rétinienne...) ou générale (diabète, maladie auto-immune..), prise de médicaments au long cours (corticoïdes, notamment).
Pour en savoir plus : Has-sante.fr.
Vos yeux sont secs, fatigués, ils picotent comme si vous aviez un grain de sable sous la paupière ? Vous ne produisez pas assez de larmes pour assurer le confort de l’œil, autrement dit vous souffrez de sécheresse oculaire. On estime que 30 % des consultants en ophtalmologie en sont atteints, à des degrés divers. Sont incriminés le travail sur écran (n’oubliez pas de faire une « pause yeux » quelques minutes toutes les deux heures), la climatisation, la pollution urbaine, la prise de certains médicaments, les modifications hormonales… Or ce trouble peut devenir douloureux et même handicapant : si l’humectage est insuffisant ou perturbé, les nerfs oculaires sont constamment irrités, et les yeux deviennent hypersensibles à la lumière. Evitez donc les remèdes maison et consultez votre ophtalmologue, sous peine de voir l’affection prendre un caractère chronique.
Pour en savoir plus : Secheresse-oculaire.com.
De nombreux travaux scientifiques le prouvent : la santé de nos yeux passe par le contenu de notre assiette.
Les vitamines A, C et E : elles contribuent au bon fonctionnement de la rétine. La vitamine A (carotte, foie de veau…) permet à l’œil de s’adapter à l’obscurité. La vitamine C, contenue notamment dans les agrumes et la myrtille, protégerait la cornée et le cristallin de l’opacification à l’origine de la cataracte.
Les acides gras et les oméga 3 : ils sont indispensables pour bénéficier d’une bonne hydratation de l’œil et éviter ainsi la sécheresse oculaire. Selon une étude australienne, les oméga 3 réduiraient de 38 % le risque de DMLA. On les trouve dans les poissons gras (hareng, saumon, sardine…), dans l’huile de colza et dans la mâche.
La lutéine et la zéaxanthine : ces deux pigments caroténoïdes neutralisent les radicaux libres. Ils se trouvent dans les fruits et légumes de couleur jaune, orange ou verte (épinard et brocoli, en particulier).
Une complémentation, sous forme de cure, peut parfois se révéler utile (demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien). Certains compléments alimentaires contiennent non seulement ces vitamines et ces acides gras, mais aussi de la myrtille (issue de l’agriculture biologique pour certains produits), dont le pouvoir antioxydant et l’action bénéfique sur la vision sont légendaires.
Une bonne table pour de bons yeux
Le menu de midi : fonds d’artichaut en salade (sauce : deux cuillères à soupe d’huile de noix ; une cuillère à soupe de vinaigre balsamique ; sel ; poivre) ; filets de saumon en papillote avec gratin d’épinards ; myrtilles.
Le menu du soir : carottes râpées vinaigrette ; jambon blanc maigre et choux de Bruxelles en cocotte ; compote de pomme et rhubarbe.

La nouvelle chirurgie de l’œil, d’Yves Bokobza. Odile Jacob
(295 pages, 27 euros).

Sfo.asso.fr, le site de la Société française d’ophtalmologie (SFO) ;
Snof.org, le site du Syndicat national des ophtalmologistes de France (Snof).



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