Un accord aide la croissance de la consommation des génériques

, par  Enrique Moreira

En juillet 2012, la consommation des génériques a augmenté. Une bonne nouvelle pour la Sécurité sociale à qui ces médicaments font faire des économies. Cette hausse résulte d’un accord « tiers payant contre génériques » passé entre l’Assurance maladie et les syndicats de pharmaciens. L’objectif est d’atteindre un taux de pénétration de ces médicaments sur l’ensemble du territoire de 85 %.

Depuis le 1er juillet, un patient qui refuse la proposition de son pharmacien de remplacer le médicament prescrit par un générique, moins cher, doit s’acquitter de l’avance des frais. Il se fera toujours, par la suite, rembourser, mais « à l’ancienne », c’est-à-dire en envoyant sa feuille de soins par courrier et en y ajoutant dessus les vignettes des médicaments. Un procédé qui, en plus d’obliger le patient à débourser l’argent de sa poche, nécessite un certain délai. Voici la conséquence de l’accord « tiers payant contre génériques » passé entre l’Assurance maladie et les syndicats de pharmaciens.

Des raisons multiples

L’idée est née d’un constat simple : depuis deux ans, la consommation des génériques est en baisse. Ainsi, fin 2010, leur taux de pénétration sur le territoire atteignait 79 %. Un an plus tard, en décembre 2011, il n’est plus que de 76,3 %, allant jusqu’à tomber à 71,4 %, en mai 2012. Plusieurs raisons à cette chute : d’une part, le lobbying des laboratoires pharmaceutiques, mais aussi l’attitude des patients qui, par habitude, demandent à leur médecin de leur prescrire les marques des médicaments qu’ils connaissent. Par ailleurs, la prescription de ces pilules devant entraîner des économies amène les patients à manifester une certaine méfiance à leur égard.

200 millions d’euros d’économies

Le faible coût des génériques (jusqu’à 60 % moins chers) n’est pas dû à une moindre efficacité, mais au fait que leur brevet de fabrication soit tombé dans le domaine public.
D’ailleurs, le recours à ces médicaments fait faire des économies à la Sécurité sociale. Leur prix étant moins important, le remboursement est proportionnellement moins élevé. C’est pourquoi le ministère de la Santé a fixé comme objectif un taux de pénétration des génériques de 85 % d’ici la fin de l’année 2012 et s’est doté pour l’atteindre de cet accord avec les pharmaciens. Une initiative qui semble porter ses fruits puisque, à la mi-juillet, la vente de ces médicaments s’était élevée de 3 %, s’établissant à 74,1 %.
L’Assurance maladie prévoit ainsi de faire une économie de 200 millions d’euros en un an. Des chiffres qui vont dans le sens de la volonté du gouvernement de limiter à 2,7 % les dépenses en matière de santé publique. D’autant que cette campagne pour la propagation des génériques n’est pas terminée : la prochaine étape consiste à signer un autre accord, avec les syndicats de médecins cette fois, afin de les inciter à prescrire directement des médicaments dont le brevet est déjà tombé dans le domaine public.

Sources
- « Pourquoi les ventes de génériques repartent à la hausse », L’Expansion.com, le 3 août 2012.
- « La peur de perdre le tiers payant fait rebondir les génériques », Lesechos.fr, le 3 août 2012.

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