Traiter l’infertilité masculine

, par  Julien Jeffredo

Sur deux couples qui consultent pour une infertilité masculine, un seul réussira à avoir un enfant. C’est le résultat d’une étude menée pendant quatre ans au centre de stérilité masculine de Toulouse. Une aide médicale peut permettre de procréer, à condition de consulter le plus tôt possible.

On connaît l’infertilité féminine, ainsi que les solutions de substitution permettant aux couples d’avoir malgré tout un enfant. C’est ce que l’on appelle la procréation médicale assistée (PMA), qui recoupe notamment la fécondation in vitro, l’insémination artificielle et la congélation d’ovaire ou d’embryons. Ce que l’on sait moins, c’est que l’infertilité d’un couple vient aussi souvent de l’homme que de la femme.

Un problème résolu une fois sur deux

Cette infertilité masculine, une étude française publiée récemment par la revue Human Reproduction s’y intéresse en détail. Plus de 1 100 couples ayant consulté au centre de stérilité masculine de Toulouse entre 2000 et 2004 ont été interrogés. Le résultat le plus marquant est que seuls 55 % d’entre eux sont devenus parents. Naturelle dans 16 % des cas, la grossesse a été rendue possible dans 32 % des cas grâce à une PMA et dans 8 % des cas grâce à une intervention chirurgicale ou à un traitement médical.

Horloge biologique : les hommes aussi

Autre enseignement de cette étude : à l’instar des femmes, les hommes voient leur fertilité, mais aussi l’efficacité des traitements contre l’infertilité, diminuer avec le temps. Là encore, l’âge de 35 ans marque une rupture. Ne pas tarder à consulter, c’est s’assurer de plus grandes chances de procréer. S’ils consultent avant cet âge, 64 % des patients finiront par avoir un enfant. Après, ils ne sont plus que 31 %…
Les difficultés de procréation sont de plus en plus courantes dans les pays industrialisés. En France, un couple sur sept consulte pour infertilité.

DOSSIERS

Le foie, l’allié de notre santé

Alors qu’on le considère moins que le cœur ou les poumons, le foie, véritable dépollueur de notre organisme, est impliqué dans plus de 300 fonctions essentielles à notre vie.

Epigénétique : comment l’environnement influence nos gènes

Selon des études récentes, l’air que nous respirons, ce que nous mangeons, notre activité physique ou l’exposition au stress auraient un impact direct sur le fonctionnement de nos cellules. En laissant des traces sur notre ADN, notre environnement pourrait favoriser le développement de maladies. (...)

Un autre regard sur les maladies mentales

Dépression, anorexie, troubles bipolaires, phobies, schizophrénie… Actuellement, 12 millions de Français souffriraient de troubles psychiques. Pourtant, les maladies mentales restent encore l’objet de préjugés tenaces qui stigmatisent les patients et les isolent à la fois socialement et (...)

Vie affective et sexuelle : une affaire d’éducation

Inhérente à la vie affective, la sexualité est source de découverte à tout âge. Les enfants comme les adolescents, qui se posent de nombreuses questions à ce sujet, devraient pouvoir trouver à chaque fois des réponses adaptées. Car l’éducation affective et sexuelle est un enjeu important de vie en société, (...)