Tatouages : attention au henné noir

, par  Mathilde Leroy

Très tentant par son caractère temporaire et indolore le tatouage au henné noir, véritable star des plages en été peut provoquer de graves allergies retardées.

Chaque année, sur les plages, les vacanciers sont nombreux à se laisser tenter par un tatouage au henné. Temporaire et indolores, ces jolis dessins offrent tous les avantages du tatouage traditionnel sans que les tatoués aient à souffrir de ses inconvénients. Mais attention, cela n’est valable que pour le henné utilisé pur, de couleur marron ou orange. Comme le rappellent régulièrement les médecins et plus récemment les allergologues du centre hospitalier Lyon-Sud (CHLS) dans un communiqué, dès que le tatoueur ajoute du paraphenylènediamine (PPD) dans sa préparation de façon à obtenir un henné plus résistant de couleur noire la donne change considérablement. Cet additif chimique risque en effet de provoquer de graves allergies retardées : neuf jours en moyenne après le tatouage, celui-ci peut laisser place à un eczéma localisé qui menace ensuite de s’étendre à la zone avoisinant le dessin d’origine, voire à l’ensemble du corps.

Cicatrices indélébiles

« Ces réactions allergiques peuvent être violentes, nécessitant parfois une intervention médicale urgente, voire une hospitalisation », précise le CHLS. A plus long terme, elles peuvent laisser des cicatrices indélébiles et même s’accompagner d’allergies croisées, notamment à des teintures capillaires, des caoutchouc teintés, certains médicaments, des colorants vestimentaires, et empêcher la pratique de certaines professions comme celle de coiffeur.
Si vous tenez absolument à parez votre corps de tatouages temporaires, proscrivez la couleur noire et demandez à ce que le mélange de henné naturel (poudre verte) et d’huile soit préparé devant vous, sans qu’aucun autre ingrédient soit ajouté. C’est la seule solution pour éviter que vos vacances ne se transforment en cauchemar.

Source
- Communiqué « Tatouage au henné noir : les allergologues du CHLS alertent contre les risques d’allergie », centre hospitalier Lyon-Sud, 19 juillet 2011.

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