Se faire vacciner : une piqûre de rappel pour les jeunes

, par  Julien Jeffredo

Les Français, et en particulier les jeunes, sont peu au courant de leur situation vaccinale. C’est pourtant chez ces derniers que les injections de vaccins et de rappels sont particulièrement cruciaux. Les adolescents et les jeunes adultes sont en outre très exposés à certains risques infectieux dont ils pourraient se protéger par la vaccination.

A l’occasion de la Semaine de la vaccination, du 21 au 27 avril, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) fait de la vaccination des adolescents et des jeunes adultes son thème prioritaire.

Il faut dire que les Français ont un rapport paradoxal à la vaccination. D’un côté, ils y sont majoritairement favorables, mais, de l’autre, un sur cinq estime ne pas être à jour et plus d’un quart ne connaissent pas la nature de la dernière vaccination effectuée.

Ce comportement est encore plus marqué chez les adolescents et les jeunes adultes, qui sont 45 % à ne pas pouvoir citer leur dernier vaccin. Or, c’est également entre 11 et 28 ans que doivent être pratiquées les injections de rappel de nombreux vaccins, tels que le DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite) ou la coqueluche.

Des risques propres aux jeunes

L’épidémie de rougeole qui a débuté en 2008 en France a montré l’intérêt d’une couverture vaccinale suffisante. En effet, si cette maladie atteint les enfants, elle touche également les adolescents et les jeunes adultes. Parmi les 15 000 cas recensés en 2011, la moitié des malades avaient ainsi plus de 16 ans. Sans surprise, 97 % des personnes touchées par la rougeole n’avaient pas reçu les deux doses de vaccin nécessaires.

Enfin, les adolescents et les jeunes adultes sont, par leurs activités ou leur mode de vie, plus vulnérables à certains risques infectieux. Le début d’une activité sexuelle expose par exemple à l’hépatite B ou aux infections à papillomavirus humain. De même, certaines pratiques plus répandues chez les jeunes (piercing, tatouage, injection de drogue) accroissent le risque d’une contamination de leur sang par l’hépatite B.

Source
- « Adolescents, jeunes adultes : penser à vérifier que les vaccins sont à jour » , dossier de presse de l’INPES, avril 2012

DOSSIERS

Cuisiner, c’est bon pour la santé

Choisir des produits sains et se préparer à manger plutôt que recourir à des plats industriels est un moyen simple de préserver sa santé, d’autant qu’il n’est pas nécessaire d’être un véritable cordon-bleu pour se faire du bien. Cuisiner est aussi un formidable moyen de partager : faire découvrir aux (...)

Vivre avec la maladie de Parkinson

Avec plus de 200 000 personnes touchées en France, la maladie de Parkinson­ est l’affection neurodégénérative la plus fréquente après l’alzheimer. Elle évolue lentement, se manifeste parfois par des tremblements, mais surtout par des difficultés à effectuer des gestes et constitue ainsi une cause de (...)

En finir avec le mal de tête

Même s’ils peuvent être très gênants, les maux de tête sont la plupart du temps sans gravité, mais quand ils se répètent, c’est toute la qualité de vie qui est altérée. Heureusement, qu’il s’agisse de céphalée de tension ou de migraine, des solutions efficaces existent, à condition de bien identifier la (...)

Santé au travail Prévenir les risques professionnels

La récente intensification du travail induit de nouvelles formes d’organisation qui ne sont pas sans risques sur la santé physique et mentale des salariés. Ces contraintes se traduisent essentiellement par une augmentation des troubles musculo- squelettiques (TMS) et des pathologies psychiques au (...)

ARTICLES RÉCENTS