SOS salive

, par  Suzanne Kestenberg

La salive forme un film protecteur qui lubrifie les dents et les muqueuses buccales et permet ainsi de s’exprimer facilement. Elle a également une action chimique : en régulant le pH de la bouche, elle neutralise les acides de l’alimentation, empêchant jusqu’à un certain point les bactéries de se développer et de provoquer des caries et des infections gingivales. Elle contient aussi une protéine, la proline, qui participe à la reminéralisation permanente de l’émail dentaire. La salive représente donc le premier bouclier antibactérien de la cavité buccale lorsqu’elle est sécrétée en quantité suffisante.
Un palliatif : le chewing-gum sans sucre
Hélas, certaines affections, comme le diabète et la polyarthrite rhumatoïde, ou encore la prise de certains médicaments, notamment les somnifères, les antidépresseurs et les antihistaminiques (antiallergiques), la radiothérapie et la chimiothérapie anticancéreuse entraînent un dessèchement plus ou moins important de la bouche. La salive a par ailleurs tendance à diminuer au grand âge. Dès lors, les inconvénients apparaissent : risques de caries et de déchaussement, prothèses devenant agressives pour la muqueuse buccale, troubles de la digestion…
Des moyens simples peuvent toutefois y remédier : sucer un noyau de pruneau ou mâcher un chewing-gum au xylitol (édulcorant), comme le recommande l’Union française pour la santé bucco-dentaire (UFSBD).
Le dentiste peut également prescrire un médicament qui stimule les glandes salivairesou un substitut de salive, indiqué pour les porteurs de prothèse complète.

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