Risque d’infarctus pour les insuffisants rénaux

, par  Julien Jeffredo

Une étude canadienne publiée dans la revue « The Lancet » révèle que l’insuffisance rénale chronique (IRC) est un important facteur de risque d’infarctus. Une personne souffrant de cette pathologie a autant de probabilités de connaître un accident cardiaque qu’un patient qui en a déjà eu un, elle risque même davantage d’en mourir.

Des chercheurs canadiens du réseau de néphrologie d’Alberta ont mené pendant deux ans une étude sur près de 1,3 million de personnes, dont toutes avaient été admises dans un hôpital à la suite d’un infarctus du myocarde. En comparant les antécédents des malades, les chercheurs se sont rendu compte que nombre d’entre eux souffraient d’une insuffisance rénale chronique (IRC). Les patients atteints de cette pathologie présentent le même risque d’infarctus que ceux en ayant déjà eu un. Pire, parmi les patients décédés dans les trente jours suivant un infarctus, ceux souffrant d’insuffisance rénale sont surreprésentés. L’IRC, qui touche plus de deux millions de Français, serait donc un facteur de risque particulièrement sévère.

Développer la prévention

L’étude suggère ainsi que l’insuffisance rénale représente un risque similaire à un précédent infarctus, et nécessite donc le même traitement : les « statines ». Ces médicaments sont destinés à faire baisser le taux de mauvais cholestérol dans le sang. Mais les résultats invitent surtout à développer la prévention de l’accident coronarien et à en chercher les signes avant-coureurs lorsqu’une personne souffre d’insuffisance rénale.

Source
- « Risk of coronary events in people with chronic kidney disease compared with those with diabetes : a population-level cohort study », Dr Marcello Tonelli, Prof Paul Muntner, Anita Lloyd, Braden J. Manns, Scott Klarenbach, Neesh Pannu, Matthew T. James, Brenda R. Hemmelgarn in The Lancet.

DOSSIERS

Cuisiner, c’est bon pour la santé

Choisir des produits sains et se préparer à manger plutôt que recourir à des plats industriels est un moyen simple de préserver sa santé, d’autant qu’il n’est pas nécessaire d’être un véritable cordon-bleu pour se faire du bien. Cuisiner est aussi un formidable moyen de partager : faire découvrir aux (...)

Vivre avec la maladie de Parkinson

Avec plus de 200 000 personnes touchées en France, la maladie de Parkinson­ est l’affection neurodégénérative la plus fréquente après l’alzheimer. Elle évolue lentement, se manifeste parfois par des tremblements, mais surtout par des difficultés à effectuer des gestes et constitue ainsi une cause de (...)

En finir avec le mal de tête

Même s’ils peuvent être très gênants, les maux de tête sont la plupart du temps sans gravité, mais quand ils se répètent, c’est toute la qualité de vie qui est altérée. Heureusement, qu’il s’agisse de céphalée de tension ou de migraine, des solutions efficaces existent, à condition de bien identifier la (...)

Santé au travail Prévenir les risques professionnels

La récente intensification du travail induit de nouvelles formes d’organisation qui ne sont pas sans risques sur la santé physique et mentale des salariés. Ces contraintes se traduisent essentiellement par une augmentation des troubles musculo- squelettiques (TMS) et des pathologies psychiques au (...)

ARTICLES RÉCENTS