Les médicaments à vignette bleue déremboursés

, par  Mathilde Leroy

Depuis le 2 mai, la prise en charge par la Sécurité sociale des médicaments à intérêt thérapeutique jugé modéré est passé de 35 à 30 %.

Comme prévu par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2011, la baisse du taux de remboursement des médicaments à vignette bleue par l’assurance maladie de 35 à 30 % est effective depuis le 2 mai. Cette mesure concerne plus d’un millier de produits jugés à intérêt thérapeutique « modéré » par la Haute Autorité de santé (HAS) et supposés traiter des troubles ne présentant pas de caractère de gravité. Dans la liste des spécialités déremboursées, on retrouve des médicaments très connus comme l’anti-inflammatoire Advil, l’antalgique Spasfon, le pansement digestif Smecta ou le Ketum, utilisé contre les tendinites superficielles. L’Etat espère que cette baisse de la prise en charge permettra à l’assurance maladie d’économiser 95 millions d’euros.

Quatre cas de figure au total

Pour rappel, outre la vignette bleue, il existe actuellement trois couleurs et quatre taux de remboursement. Une situation plutôt compliquée pour les assurés ! La vignette blanche barrée indique un taux de prise en charge fixé à 100 % et concerne les médicaments reconnus comme irremplaçables et plutôt coûteux. Il s’agit par exemple de traitements contre le cancer, le diabète ou le sida. La vignette blanche représente un remboursement à 60 % et s’applique aux spécialités dont le service médical rendu est jugé important ou majeur. Enfin, la vignette orange, qui désigne les médicaments pris en charge à 15 % concerne les médicaments dont le service médical rendu est estimé faible ou insuffisant. Par ailleurs, La baisse du remboursement des dispositifs médicaux (pansements, prothèses, déambulateurs…) de 65 à 60 %, également prévue dans le cadre du budget 2011 de la Sécu, est elle aussi entrée en vigueur le 2 mai.

DOSSIERS

Quand les bactéries résistent aux antibiotiques

L’antibiorésistance constitue aujourd’hui l’une des plus graves menaces qui pèsent sur la santé mondiale. De plus en plus d’infections bactériennes deviennent difficiles à traiter car les médicaments perdent de leur efficacité. Chacun peut être touché, quel que soit son sexe, son âge ou son pays (...)

SOULAGER la douleur de l’enfant

Longtemps sous-estimée, voire totalement négligée, la prise en charge de la douleur chez l’enfant s’est beaucoup améliorée au cours des vingt dernières années. Elle reste cependant encore très inégale et trop souvent réduite à une simple prise de médicaments. Or, que ce soit en ville ou à l’hôpital, une (...)

Cuisiner, c’est bon pour la santé

Choisir des produits sains et se préparer à manger plutôt que recourir à des plats industriels est un moyen simple de préserver sa santé, d’autant qu’il n’est pas nécessaire d’être un véritable cordon-bleu pour se faire du bien. Cuisiner est aussi un formidable moyen de partager : faire découvrir aux (...)

Vivre avec la maladie de Parkinson

Avec plus de 200 000 personnes touchées en France, la maladie de Parkinson­ est l’affection neurodégénérative la plus fréquente après l’alzheimer. Elle évolue lentement, se manifeste parfois par des tremblements, mais surtout par des difficultés à effectuer des gestes et constitue ainsi une cause de (...)

ARTICLES RÉCENTS