Lampes fluocompactes : attention danger ?

, par  Delphine Delarue

Face au débat suscité par l’éventuelle nocivité des ampoules à basse consommation, la Commission de sécurité des consommateurs (CSC) appelle à la prudence.

Les lampes fluocompactes, ou à basse consommation, ces nouvelles stars des rayons qui ont désormais détrôné les lampes à incandescence classiques, auraient-elles des teneurs en mercure et en émission d’ondes électromagnétiques trop élevées ? C’est la question du moment et celle que s’est également posée la commission de sécurité des consommateurs (CSC). Cette autorité administrative indépendante, dont le rôle est d’émettre des avis destinés aux pouvoirs publics, aux professionnels et aux consommateurs concernant les produits et services présentant des risques, a donc fait le point sur les études déjà menées. Elle a aussi conduit des recherches sur les émissions d’ondes autorisées et sur les teneurs acceptables de mercure dans l’air. Des tests en situation d’utilisation domestique ont par ailleurs été effectués par un laboratoire indépendant. Résultats : si, comme le souligne un rapport de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) paru en juin 2010, il apparaît que les rayonnements électromagnétiques de ces lampes sont bien conformes aux valeurs maximales autorisées, les choses semblent plus floues concernant le mercure. « La réglementation (actuelle, ndlr) ne définit pas la teneur en mercure dans l’air considérée comme dangereuse pour le public, tant pour une exposition de courte durée que pour exposition à plus long terme », remarque la commission dans un communiqué.

Précautions à prendre

La CSC demande donc aux pouvoirs publics d’établir des valeurs maximales et souhaite que la directive européenne sur la limitation de l’utilisation de substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques soit révisée pour abaisser le niveau maximal de teneur en mercure de 5 à moins de 2 mg par lampe. La commission encourage également « les professionnels à fabriquer, grâce aux nouvelles technologies disponibles, des lampes contenant le moins de mercure possible et émettant des rayonnements électromagnétiques moins intenses ».
Par ailleurs, « en l’état actuel des connaissances » concernant les effets de ces ondes et du mercure sur la santé, la CSC recommande aux consommateurs de prendre quelques précautions comme par exemple privilégier l’achat de lampes affichant les quantités de mercure les plus faibles possibles. Par ailleurs, si une ampoule fluocompacte se brise, la commission conseille de ventiler la pièce et de la quitter un moment. Les débris ne doivent être ramassés qu’avec des gants et placés dans des sacs en plastique résistants. L’utilisation de l’aspirateur, qui contribue à la suspension dans l’air des particules, est à proscrire. Le consommateur est aussi invité à participer au recyclage de ces lampes en les déposant dans les points de collecte des magasins et des déchetteries. Enfin, comme le recommande l’Ademe dans son rapport, il est préférable de rester à distance (au moins 30 centimètres) d’une lampe fluocompacte en cas d’exposition prolongée.

Sources
- Communiqué « Lampes fluocompactes : sous surveillance », Commission de la sécurité des consommateurs, 22 février 2011.
- Avis relatif aux risques liés à l’utilisation des lampes fluocompates en milieu domestique 11/10 et 01/11, Commission de la sécurité des consommateurs : http://www.securiteconso.org/article791.html

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