L’obsession du bien manger : une vraie pathologie

, par  Isabelle Delaleu

Si certains avalent n’importe quoi sans discernement et sans se poser de question, d’autres, au contraire, font de la nourriture leur principale préoccupation et deviennent de véritables gourous du manger sain. Ils peuvent passer plusieurs heures par jour à tout vérifier, pour être certains de ne pas consommer d’aliments considérés comme mauvais. Refusant sucres, graisses, sauces…, ils oublient d’intégrer la notion de plaisir pour ne se concentrer que sur les vertus de la nourriture, dans une recherche incessante de pureté. Leur corps est comme un temple dans lequel ne doivent pénétrer que des aliments parfaits sur le plan nutritionnel, les autres étant impitoyablement écartés. Impossible de leur faire avaler des frites ou une tartiflette ! Un excès de zèle extrême, considéré aujourd’hui par les spécialistes en nutrition comme un véritable trouble du comportement alimentaire (au même titre que l’anorexie ou la boulimie), qui de surcroît contribue fortement à un isolement et à une dégradation des relations sociales. En matière d’alimentation saine, mieux vaut rester mesuré, manger varié et frais, bien sûr, mais aussi conserver coûte que coûte ces aspects essentiels du bien se nourrir : le plaisir gustatif et la convivialité.

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