L’épidémie de rougeole progresse en France

, par  Mathilde Leroy

Selon l’INVS, près de 14 500 cas de rougeole ont été déclarés depuis le début de l’année, soit trois fois plus que l’an passé. Une augmentation qui serait due à un manque de vigilance concernant la vaccination.

Avec près de 14 500 cas notifiés depuis janvier 2011, soit trois fois plus de contaminations que l’an passé, l’épidémie de rougeole poursuit sa progression en France. Pour l’année 2010, 5 071 cas avaient été déclarés. « La troisième vague épidémique a été de grande ampleur comparée aux deux vagues antérieures, avec un pic atteint en mars 2011 et une décroissance des cas depuis », indique l’Institut de veille sanitaire (INVS) sur son site Internet. Il faut savoir que cette maladie virale très contagieuse, bien que généralement considérée comme bénigne, peut donner lieu à de graves complications : ainsi, depuis le début de l’année, parmi les cas recensés, 639 ont présenté une pneumopathie grave, 15 une complication neurologique et 6 personnes sont décédées.
La rougeole se manifeste dans un premier temps par une forte fièvre, un écoulement nasal, une toux sèche et une grande fatigue. Viennent ensuite de petits boutons blancs et rouges à l’intérieur des joues, puis une éruption de boutons rouges sur tout le corps.

Vaccination recommandée

Il n’existe pas de traitement contre la rougeole – seulement des médicaments qui soignent les symptômes – et le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole), recommandé chez les bébés à partir de 9 mois, reste la seule arme efficace pour s’en prémunir. L’épidémie serait justement due à un défaut de vaccination de la population. Pour bloquer la maladie, il faudrait atteindre une couverture vaccinale de 95 % des enfants, or celle-ci n’était que de 90 % pour les enfants de 24 mois en 2007. Pour l’Académie nationale de médecine, il devient urgent de renforcer la vaccination des nourrissons et d’appliquer les mesures de rattrapage vaccinal jusqu’à 31 ans.

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