Eviter le paludisme en voyage

, par  Julien Jeffredo

Les cas de paludisme importé sont estimés à 3 560 pour l’année 2011. Un nombre en forte baisse, mais qui ne doit pas empêcher les voyageurs de se prémunir contre la maladie. L’Institut national de veille sanitaire publie ses recommandations.

Fièvre, fatigue généralisée, perte d’appétit, vertiges, maux de tête, troubles digestifs, nausées : le paludisme n’est pas exactement le type de souvenir que l’on souhaite ramener de vacances. Certes, on constate « une chute du nombre de cas d’importation » en France. « Nous sommes passés, en une décennie, d’environ 8 000 cas estimés par an à 3 560 cas estimés en 2011, le nombre de ces cas ayant encore baissé de 25 % entre 2010 et 2011 », précise l’Institut national de veille sanitaire (INVS) dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire du 29 mai. Mais les efforts doivent être poursuivis pour réduire davantage le nombre de malades.

Des précautions simples

L’INVS rappelle donc les mesures qui permettent de réduire fortement le risque d’infection. Il faut savoir que le paludisme est transmis par certaines espèces de moustiques. Se protéger de la maladie, c’est d’abord prendre des précautions contre les piqûres de l’insecte. Quelques gestes simples permettent de l’éviter : porter des vêtements couvrants, de préférence imprégnés d’insecticides, utiliser des répulsifs cutanés dès le début de soirée et, la nuit, dormir avec une moustiquaire.

Un traitement préventif

Pour autant, « aucun moyen préventif n’assure à lui seul une protection totale, explique l’INVS. Il convient d’insister sur la nécessité de l’observance simultanée d’une protection contre les moustiques associée à une chimioprophylaxie », autrement dit un traitement médicamenteux préventif.
Le choix du médicament se fait en fonction de la zone visitée et du profil du voyageur (selon son âge, son poids, ses antécédents, etc.). Si la chloroquine et le proguanil doivent être pris le jour du départ, d’autres traitements nécessitent d’être suivis deux semaines avant. Enfin, quel que soit l’antipaludique choisi, le voyageur doit continuer à le prendre durant tout son séjour, et même après son retour, pour une durée alors variable selon le médicament prescrit.

Source
- Bulletin épidémiologique hebdomadaire, Institut national de veille sanitaire (INVS), 29 mai 2012, n° 20-21.

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