En campagne contre le chlamydia

, par  Delphine Delarue

L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) et le ministère de la Santé viennent de lancer sur Internet une campagne de sensibilisation au chlamydia. Objectif : inciter les jeunes, principales victimes de cette infection sexuellement transmissible facteur de stérilité chez les femmes, à se faire dépister.

Première infection sexuellement transmissible (IST) chez les moins de 25 ans, le chlamydia reste encore trop méconnu en France. Non soigné, ses conséquences peuvent pourtant être dramatiques, surtout chez les femmes : après des années de sommeil, l’infection peut se manifester par des douleurs chroniques et être la cause d’une grossesse extra-utérine ou encore de stérilité. D’après l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), le chlamydia serait même le principal responsable des cas de stérilité tubaire – trompes de Fallope bouchées – constatés dans les pays industrialisés.
Pour inverser la tendance, l’INPES et le ministère de la Santé ont lancé une grande campagne d’information sur Internet. Intitulée « Connaissez-vous chlamydia ? Nous pouvons tous être porteurs sans le savoir », cette campagne s’articule autour de spots d’information, de bannières et du site Info-ist.fr, qui propose à cette occasion un questionnaire permettant à chacun d’évaluer son risque d’être infecté. Pour l’INPES, il s’agit de sensibiliser les 18-24 ans à l’utilisation systématique du préservatif, seul moyen de prévention face aux IST, et à l’importance du dépistage précoce.

Absence de symptômes

Même si le chlamydia se traduit parfois par de la fièvre, des brûlures au bas-ventre, des pertes vaginales anormales ou des écoulements péniens, il demeure la plupart du temps asymptomatique. En 2009, 64 % des femmes et 68 % des hommes ayant eu un dépistage positif n’avaient rien remarqué de particulier. Or, plus tôt le chlamydia est détecté, mieux il se soigne, et cela quel que soit le sexe. Le dépistage consiste en un simple prélèvement local, urinaire ou vaginal, et peut s’effectuer chez le médecin généraliste, le gynécologue, l’urologue ou, gratuitement et sans rendez-vous, dans les centres d’information, de dépistage et de diagnostic des IST (Ciddist), les centres de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) et les centres de planification et d’éducation familiale (CPEF) recensés sur le site Info-ist.fr.

Sources
- « Une campagne pour détecter l’infection à chlamydia », communiqué de l’INPES, 4 septembre 2012.
- « Infection sexuelle à chlamydia : chacun peut être concerné sans le savoir », communiqué de l’INPES, 6 septembre 2012.

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