Du côté des seniors

, par  Isabelle Delaleu

Un senior sur deux se plaint à son médecin de mal dormir, ou plus précisément de ne plus dormir « comme avant », c’est très souvent parce qu’il ignore que le sommeil évolue naturellement avec l’âge. Certes, les besoins restent équivalents (entre sept heures et demie et huit heures en moyenne), mais sa qualité change : il se fragilise (d’où des réveils plus fréquents et plus longs) et devient plus léger. Ainsi, l’enfant effectue environ 30 % de sa nuit en sommeil profond, l’adulte frôle les 20 % et le senior, lui, n’en fait quasiment plus du tout.
Si ces changements sont naturels et physiologiques, ils sont pourtant fréquemment mal vécus (par méconnaissance), et les consultations à ce sujet sont nombreuses, tout comme les mauvais réflexes et les comportements préjudiciables. Par exemple, certains usent et abusent des médicaments hypnotiques, dont la consommation ne doit pourtant pas devenir régulière, restent trop longtemps au lit, font de grosses siestes « pour récupérer » ou encore se couchent trop tôt, ce qui à force peut provoquer de véritables troubles.
« Tant qu’il n’existe pas de réelle fatigue accrue pendant la journée, ces variations naturelles ne doivent pas être considérées comme des insomnies, ni traitées comme telles », explique le professeur Joël Paquereau, du service de neurophysiologie du CHU de Poitiers. Par contre, il est établi que certaines pathologies deviennent plus fréquentes au fil de l’âge : les ronflements, le syndrome des jambes sans repos, ainsi que les apnées du sommeil, qui touchent 32 à 47 % des plus de 70 ans.
Si celles-ci passent souvent inaperçues, elles sont pourtant pénibles (fatigue, irritabilité), mais également dangereuses, puisqu’elles sont la cause de complications vasculaires et d’attaques cérébrales. Elles nécessitent donc une véritable prise en charge médicale. (lire également l’encadré « Des troubles fréquents... »).

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