Des plantes, oui, mais sous quelle forme ?

, par  Isabelle Delaleu

- Les tisanes : c’est le moyen le plus traditionnel et le plus simple pour utiliser les plantes « en vrac », qu’elles soient fraîches ou sèches. On distingue l’infusion (plantes infusées quelques minutes dans de l’eau bouillante), privilégiée pour les fleurs et les feuilles, de la décoction (le mélange eau et plante est porté à ébullition), davantage utilisée pour extraire les principes actifs contenus dans les graines, les écorces, les racines...
- Les poudres : elles nécessitent le séchage de la plante, puis une pulvérisation plus ou moins fine selon les besoins, et permettent ensuite de fabriquer gélules, comprimés... Elles sont moins stables dans le temps que les plantes séchées.
- Les extraits : ils sont réalisés par trempage de la plante dans un solvant (eau, alcool, éther...), suivi d’un rinçage. C’est une forme assez concentrée (1 gramme d’extrait correspond à 1 gramme de « drogue » sèche), que l’on trouve sous forme fluide ou sèche (nébulisat, différent d’une poudre).
- Les extraits fluides glycérinés : ils sont obtenus à partir de végétaux broyés frais et macérés dans un mélange d’eau, d’alcool (ensuite éliminé) et de glycérine. C’est une forme galénique assez prisée des phytothérapeutes.
- Les huiles essentielles : fabriquées par distillation (pour la plupart des plantes) ou par pressage (pour les agrumes ; on parle alors plutôt d’essence), elles sont extrêmement concentrées et relèvent de l’aromathérapie, proche parente de la phyto (lire également « Aromathérapie : une “petite sœur” efficace »).
- Les suspensions de plante fraîche : comme leur nom l’indique, elles sont réalisées moins de vingt-quatre heures après la cueillette. La plante est cryobroyée, puis mise en suspension dans un mélange hydroalcoolique qui permet un blocage transitoire des réactions enzymatiques, rétablies au moment de l’emploi par dilution dans de l’eau. Elles ne sont pas très nombreuses, mais sont intéressantes et actives.
- Les teintures-mères : très concentrées et donc utilisées généralement en gouttes, elles sont obtenues par macération de la plante ou d’une partie de celle-ci, à froid ou à chaud, dans de l’alcool qui sert aussi bien pour l’extraction que pour la conservation. Elles sont très répandues en France.
- Les alcoolats : également appelés élixirs, esprits ou quintessences, ce sont liquides incolores obtenus par distillation d’une macération de plantes fraîches ou sèches dans de l’alcool.

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