Césarienne programmée : éviter la banalisation

, par  Julien Jeffredo

Un nombre croissant de femmes donnent naissance par césarienne programmée, parfois à leur demande. Or, si elle est de plus en plus sûre, la césarienne n’en reste pas moins une intervention chirurgicale comportant des risques pour la mère. La Haute Autorité de santé (HAS) publie des indications afin d’éviter un recours abusif à ce mode d’accouchement.

En France, près d’une femme sur cinq accouche par césarienne. Si dans la moitié des cas le choix est fait au moment de l’accouchement, pour l’autre moitié il est programmé, ce qui représente 7,4 % des naissances selon les indications de la Haute Autorité de santé (HAS). En théorie, cette intervention chirurgicale, pratiquée à huit mois et demi de grossesse, est décidée à l’avance en fonction des éléments médicaux et obstétricaux de la mère. Concrètement, la césarienne peut être proposée, quoique de façon non systématique, dans un nombre restreint de situations. C’est le cas pour les femmes porteuses de certains virus, pour celles qui ont déjà subi une césarienne, pour celles dont le bébé se présente par le siège ou avec un poids élevé ou encore pour celles qui attendent des jumeaux.

Pas une solution de confort

La HAS demande que les femmes enceintes à qui on l’on propose ce mode d’accouchement soient mieux informées – et le plus tôt possible – sur son opportunité. Elle souhaite ainsi éviter une banalisation de la césarienne. Bien que celle-ci soit de plus en plus sûre, il s’agit en effet d’une intervention chirurgicale qui comporte des risques de phlébite et peut engendrer des complications en cas de grossesse ultérieure. Or, la césarienne programmée est de plus en plus pratiquée : son nombre aurait doublé en trente ans. Il faut dire qu’elle est parfois pratiquée à la demande de la mère, en dehors des situations où elle est recommandée.
L’enjeu est également économique : le coût d’une césarienne est supérieur de 20 % environ à celui d’un accouchement par voie basse sans complication.

Sources
- « Indications de la césarienne programmée à terme », HAS, janvier 2012.
- « Améliorer la pertinence des actes : exemples de l’appendicectomie et de la césarienne programmée », Assurance maladie, septembre 2011.
- Site de l’association Césarine, www.cesarine.org.

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